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Vive la croissance, Viva Monti
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Forcer la convergence franco-allemande, c’est rendre un mauvais service à l’Euro
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Interview d’Alain Madelin dans Les Echos du 23 avril 2012
23 avril 2012 par Alain Madelin -
Enfin une initiative européenne de croissance ; la France absente
29 février 2012 par Alain Madelin -
Prime pour l’emploi : déshabiller Pierre pour habiller Pierre
24 février 2012 par Alain Madelin
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clovis: "Plus de liberté contractuelle, moins de lois et s »
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stephane: Mr Madelin comme certains autres qui se disent Lib »
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24 février 2012 par Alain Madelin
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Interview d’Alain Madelin dans Les Echos du 23 avril 2012
« Le futur président se heurtera au choc des réalités »
L’ancien ministre de l’Economie juge que la campagne n’a pas traité les questions de fond et que la stratégie « clivante » de Nicolas Sarkozy n’était sans doute pas la bonne. L’ancien ministre de l’Economie juge que la campagne n’a pas traité les questions de fond et que la stratégie « clivante » de Nicolas Sarkozy n’était sans doute pas la bonne.
LES ECHOS : Comment analysez-vous les résultats de ce premier tour ?
Alain MADELIN : La France n’échappe pas à la règle qui veut que tous les gouvernants qui se représentent soient désavoués dans les urnes. Mais il faudra s’interroger sur la stratégie de clivage, d’exaltation d’un protectionnisme français et de rejet de l’Europe libérale adoptée par le président sortant. Quant au score de Marine Le Pen, il montre qu’à trop légitimer le protectionnisme, on court le risque de trouver plus protectionniste que soi.
Enfin une initiative européenne de croissance ; la France absente
C’est un événement fort dont on a peu parlé : la lettre envoyée par 11 premiers ministres européens conservateurs et libéraux à Herman Van Rompuy et Manuel Barroso pour préparer le prochain sommet européen et proposer une initiative de croissance. Signataires : les premiers ministres de Grande Bretagne (David Cameron, des Pays-Bas (Mark Rutte), de l’Italie (Mario Monti), de l’Estonie (Andrus Ansip), de la Lettonie (Valdis Dombrovskis), de l’Irlande (Enda Kenny), de la République Tchèque (Petr Necas), de la Slovaquie (Iveta Radicova), de l’Espagne (Mariano Rajoy), de la Suède (Fredrik Reinfeldt) et de la Pologne (Donald Tusk).
Prime pour l’emploi : déshabiller Pierre pour habiller Pierre
« Candidat-Président échangerait suppression Prime pour l’emploi contre suppression de charges salariales sur bas salaires ». Telle pourrait être, en résumé, la dernière petite annonce de la campagne électorale.
Si l’idée de reconsidérer la Prime pour l’emploi est en soi excellente, la proposition l’est beaucoup moins.
D’un côté, on supprime la Prime pour l’emploi versée à environ 7 millions de foyers (coût 2,5 milliards). De l’autre, on augmente le salaire net des personnes rémunérées entre 1 et 1,2 Smic à concurrence de la suppression des cotisations sociales salariales sur cette tranche de salaires.
Un bon droit à la formation professionnelle vaut mieux qu’un mauvais référendum
Le Premier Ministre est venu fort opportunément et fort habilement – corriger la proposition faite par son Président – d’organiser un référendum pour dire « si les chômeurs avaient le droit de refuser une formation ou un emploi ». J’ai dit tout le mal qu’il fallait penser d’une telle idée (voir http://www.alainmadelin.fr/blog/analyses/le-probleme-cest-le-chomage-pas-les-chomeurs/)
dont la formulation était manifestement calibrée pour flatter une opinion populaire assez facilement séduite par la stigmatisation des chômeurs et de l’assistanat.
La proposition du Premier Ministre se fait plus raisonnable. Il ne s’agit plus que d’organiser, le cas échéant, un référendum sur le question de savoir si les français approuvent le transfert des crédits de la formation professionnelle vers la formation des demandeurs d’emploi.
Sans doute ne faut-il pas là prendre le Premier Ministre au pied de la lettre car nul n’imagine un
transfert portant sur la totalité de ces crédits par ailleurs bien utile à la formation des salariés.
Le problème, c’est le chômage, pas les chômeurs
En évoquant l’idée d’interroger directement les français par référendum pour savoir si « les chômeurs avaient le droit de refuser une formation ou un emploi », le Président de la République était assuré de déclencher une polémique. Assurément cette polémique était calculée et voulue par les fins stratèges populistes et droitiers de l’Elysée. Sans doute escomptent-ils aussi tendre un piège à la gauche et rabattre les électeurs du Front National. Mais la ficelle est trop grosse et le piège ne peut que se retourner contre eux.
L’extravagante « TVA sociale »
Le Président de la République n’y va pas par quatre chemins : « ceux qui ne veulent pas ou n’osent pas assumer un point et demi de TVA seront complices des délocalisations ». « Si on ne fait pas cela, on n’aura plus d’usines » a aussi affirmé le Président. Bigre ! Comment comprendre que l’on ait tant tardé pour mettre en œuvre une mesure aussi terriblement efficace !
Interview d’Alain Madelin dans PARIS MATCH du 19 janvier 2012
PARIS MATCH : Les conséquences de la dégradation par Standard and Poor’s du triple A français sont-elles d’abord économiques ou politiques ?
ALAIN MADELIN : La dégradation de la France par une agence de notation ne fait que photographier deux évidences aux yeux des acteurs économiques et financiers: notre crise de la dette publique et la crise globale de la zone euro. En revanche, son retentissement médiatique aura des conséquences politiques majeures car elle signe la fin d’un modèle économique, social et politique : celui de la fuite en avant dans la dépense publique, du célèbre « je dépense donc je suis » qui donne le sentiment à tout homme politique d’exister.
Le crash-test de la « TVA sociale »
On prête à la « TVA sociale » des avantages très largement illusoires (détaxer le travail, faire contribuer les produits importés, doper la compétitivité, lutter contre les délocalisations…).
La réalité, c’est que toutes les formes de « TVA sociale » aujourd’hui proposées conduiraient à une baisse du pouvoir d’achat des Français au bénéfice des entreprises, sans véritable avantage économique en terme de compétitivité.








