La nouvelle prime d’activité ne résout en rien l’empilement des aides sociales françaises, alors que la création d’un impôt négatif permettrait de le faire

ALAIN MADELIN

Le premier ministre a annoncé mardi 3 mars la création d’une « prime d’activité », à destination des bas salaires et qui a pour intention de remplacer le revenu de solidarité active et la prime pour l’emploi. Ouverte aux jeunes, contrairement au RSA, elle a pour vocation à compléter les salaires modeste et à inciter les chômeurs à retrouver du travail.

Atlantico : Alors que la France doit prouver sa maîtrise budgétaire pour répondre aux critères de Maastricht, quel impact cet impôt négatif aurait-il dans les finances publiques ?

Alain Madelin : J’ai le sentiment que cet impôt négatif correspondrait à une rationalisation de l’Etat providence, avec une concentration d’aide à ceux qui en ont le plus besoin.

Il n’y aurait pas de coût supplémentaire. L’objet est d’avoir une protection efficace pour ceux qui en ont vraiment besoin. Comme le disait Tony Blair: « Il nous faut construire un filet de solidarité qui soit un tremplin, et non pas un filet qui enferme ».

Alain Madelin sur BFM dans Good Morning Business

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Alain Madelin était dans l’émission Good Morning Business, le 3 mars, présentée par Stéphane Soumier, sur BFM Business pour revenir sur son manifeste « Unir pour agir, un programme d’action pour 2017…ou avant ». L’émission est visible en cliquant ici.

Alain Madelin dans l’émission L’invité d’Askolovitch sur iTélé

Alain Madelin - iTélé 28 02 2015-1

Alain Madelin était sur iTélé dans l’émission L’invité d’Askolovitch du 28 février 2015 pour présenter son manifeste « Unir pour agir, un programme d’action pour 2017…ou avant ».

La vidéo est consultable en cliquant ici.

UNIR POUR AGIR, un programme d’action pour 2017… ou avant

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La compétitivité de l’Etat et des systèmes sociaux

 

L’exigence de réduction de la dépense publique se traduit dans la pratique gouvernementale par des coupes budgétaires dans les dépenses de l’État, des collectivités locales et les dépenses sociales et la réduction programmée du nombre de fonctionnaires. A droite, on rivalise déjà dans l’affichage de ces coupes dans les budgets publics. Le problème, c’est que ces coupes, si elles permettent de réaliser des économies, diminuent le plus souvent le service rendu et se traduisent par la diminution du pouvoir d’achat.

Ce qui ne peut que renforcer les crispations et les oppositions.

Au surplus, cette stratégie de la hache n’améliore en rien la compétitivité de l’État et des systèmes sociaux.

Ce qui doit prioritairement retenir l’attention, que l’on soit de gauche ou de droite, c’est l’efficacité des dépenses sociales et de la dépense publique.

UNIR POUR AGIR, un programme d’action pour 2017… ou avant

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Un programme de rassemblement

Nous avons donc besoin de croissance. Parce qu’elle est le seul vrai moyen de réduire notre dette et de combattre nos déficits. Parce que la croissance et le plein emploi constituent  assurément le socle de toute bonne politique sociale, la seule vraie réponse à la précarité, au chômage, à l’angoisse d’un nombre de français devant des fins de mois de plus en plus difficiles.

La croissance est inséparable de la compétitivité. Et dans un monde ouvert, nous l’avons vu, la compétitivité de la France, c’est à la fois :

 

-          La compétitivité des entreprises et de l’économie

-          La compétitivité de l’État et des systèmes sociaux

 

 

UNIR POUR AGIR, un programme d’action pour 2017… ou avant

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 « C’est bien de donner vos analyses, mais ce serait mieux de nous dire ce que vous feriez si vous étiez au pouvoir!». Cette question m’est si souvent posée qu’elle me fait obligation d’y répondre.

A partir d’un constat, celui de lassitude d’un grand nombre de français devant le spectacle de l’impuissance publique et des oppositions stériles d’une classe politique jugée largement incompétente et tournée vers elle-même.

Avec l’idée aussi que les clivages inutiles et les postures démagogiques empêchent les pédagogies et les progressions nécessaires.

Avec enfin la conviction qu’il existe beaucoup de réformes nécessaires et possibles qui peuvent aujourd’hui rassembler les plus sages au-delà des appartenances partisanes.

Je me suis donc glissé quelques instants dans le rôle d’un candidat à l’élection présidentielle de 2017 pour écrire ce programme que je publie sur ce blog en trois parties (que l’on pourra aussi consulter sous forme d’ebook)

Alain Madelin dans La Tribune des Décideurs

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Sur le plateau de La Tribune des Décideurs de Thomas BLARD du 26 janvier 2015, Alain Madelin est interviewé à propos de divers sujets d’actualité dont la situation grecque :

Pour voir l’émission cliquez ici

 

« L’austérité est une politique sans espoir, ce n’est pas une politique libérale »

Politique d'austérité en Europe

Sur le site Atlantico.fr,  Alain Madelin revient sur la politique parfois dite « libérale » suivie par le gouvernement :

« Pour le libéral et ancien ministre de l’Economie et des Finances Alain Madelin, la politique d’austérité budgétaire imposée à la France rapproche le pays d’un scénario similaire à celui que connaît la Grèce.

Atlantico : Cette semaine a été marquée par la loi croissance et activité présentée par le ministre de l’économie Emmanuel Macron, loi globalement perçue comme étant de nature libérale. Portez-vous un jugement bienveillant sur son contenu ? Et plus généralement sur l’orientation économique prise par le gouvernement ?

Alain Madelin : Non. Fondamentalement, la loi Macron est une loi d’affichage politique qui répond aux exigences de Bruxelles. Cette loi fait le service minimum. Car il est évident que le travail de quelques dimanches de plus ou les quelques modifications périphériques du statut de telle ou telle profession n’auront rigoureusement aucun impact sur la croissance.

Une politique pro-croissance et pro-capital est nécessaire et possible

Créativité

Dans la newsletter Détroyat Associés, Alain Madelin montre comment seule une politique de reflation capitaliste peut éviter les souffrances et les désordres de la déflation salariale et de l’austérité.

Détroyat Associés : Le capital n’a pas bonne presse en France. Quelle en est la raison ? N’en n’avons-nous pas besoin pour assurer la reprise économique ?

Alain Madelin : Si le  capital n’a pas bonne presse en France, n’oublions pas que l’épargne  – qui n’est qu’un autre nom donné au capital est, elle, populaire.

Cela étant, nous traversons une époque de fort ralentissement économique, voire de croissance zéro. Or, génétiquement, culturellement, nous vivons encore partiellement sur l’héritage de la civilisation agricole, marquée par des siècles sans croissance où la richesse – le capital – provenait de la violence, du pillage ou de l’exploitation d’autrui. D’où la condamnation morale du profit par les Eglises encore très prégnante dans nos mentalités. En fait, l’acceptation des inégalités et du capital est très liée à la croissance car au fond, dans une situation de forte croissance, chacun peut se dire : « les inégalités et la possession par certains d’un fort capital m’importent peu si j’ai le sentiment que ces derniers conduisent un TGV dans lequel je peux monter ». Après tout, si Bill Gates ou Steeve Jobs sont loin devant en matière de revenus, mais si leur activité favorise une forte croissance qui bénéficie à tous et que personne ne reste à quai, dans ce cas-là, le capital a bonne presse, il apparaît utile et les inégalités elles-mêmes, semblent « fécondes ».

« Laissez-nous faire! »

ALAIN MADELIN

Après près d’un an d’absence, Alain Madelin revient défendre le libre échange, la liberté de choix et d’action à travers cet article initialement publié dans Le Figaro du 29 novembre 2013.

Cet article est le « Coup de coeur » de Michel Field du 29 novembre sur LCI matin.

Le Figaro : L’impopularité de l’éxecutif est historique, la jacquerie fiscale se propage, le chômage est au plus haut. Vit-on une crise de confiance généralisée ?

Alain Madelin : Nous sommes entrés dans des temps révolutionnaires.
La révolte des bretons contre les taxes qu’on veut imposer sur leurs routes et les frondes qu’elle a libérées en sont le signe avant-coureur.
Le pouvoir d’ailleurs ne s’y est pas trompé. Pour reprendre le contrôle d’une situation qui lui échappe, voici qu’il annonce précipitamment une remise à plat de notre fiscalité en tentant de canaliser le débat entre les partenaires sociaux et les parlementaires.

L.F: En quoi le mouvement social des bonnets rouges se distingue-t-il de ceux que nous vivons périodiquement depuis des décennies en France?