L’UMP a présenté ce mardi 22 novembre à Lambersart ses propositions économiques et sociales. Ayant regardé la retransmission du débat sur LCP, je ne peux que m’inquiéter du grand décalage qui existe entre les défis auxquels est confronté notre pays et des propositions de l’UMP, aussi affligeantes qu’indigentes, pour « produire plus et dépenser moins ».
Certes ce programme marque une rupture. Cette fois, c’est un programme à « zéro euro » basé sur la volonté d’un retour à l’équilibre des finances publiques à l’horizon 2016.
On y parle de croissance. Cela semble aller de soit mais c’est bien, si l’on se souvient que le programme de l’UMP de 2007 n’en prononçait pas le mot et que le débat des présidentielles avait occulté cette question essentielle (au point qu’il fallu quelques mois plus tard installer d’urgence une commission sur la libération de la croissance confiée à Jacques Attali pour faire des propositions qui eussent gagné à être au cœur du débat présidentiel !)
Reprenons donc les 5 grandes propositions de l’UMP.
1) En finir avec les 35 heures.
L’UMP propose d’augmenter le temps de travail par l’ouverture de négociations de branche. On reste stupéfait devant l’audace d’une telle proposition, à se demander si les ministres et les députés lisent les lois qu’ils votent ou font voter. Car faut-il le rappeler, cette possibilité de déroger aux 35 heures existe déjà, c’est la loi du 20 août 2008.
Avec cette loi, nous avons d’ailleurs en matière de durée du travail un droit exemplaire dans la liberté contractuelle offerte aux partenaires sociaux et dans la primauté accordée au contrat d’entreprise. On peut même dire qu’en inversant la hiérarchie des normes cette loi préfigure une nécessaire refondation sociale (voir mon article : 35 heures, charges sociales, le vrai faux débat). Les dirigeants de l’UMP, en semblant privilégier dans leur propos l’accord de branche, font fausse route. Un tel accord serait une régression par rapport au droit actuel car s’il est vrai, comme l’a dit Jean-François Copé, que l’on « ne travaille pas de la même manière dans le BTP que dans le nucléaire », à l’intérieur de la branche BTP, on ne travaille pas de la même manière dans toutes les entreprises de ce secteur.
Peut être faut–il réformer et accommoder le dispositif législatif existant pour le simplifier ou le rendre plus efficace. Ce qui est sûr en tout cas c’est de faire comme s’il n’existait pas.
L’annonce l’UMP sur les 35 heures semble de fait avoir une portée plus emblématique que réelle. La nécessaire reconquête du temps de travail exige mieux que cette annonce.
2) Alléger le coût du travail par une fiscalité anti-délocalisation.
L’UMP propose d’alléger le coût du travail en transférant sur 5 ans les 30 milliards de cotisations patronales de la branche famille sur un « bouquet de fiscalité » (dites le avec des fleurs !) incluant la TVA.
Là encore, les mots sont trompeurs. Présenter un tel transfert comme une opération « anti-délocalisation » relève de la mystification. Le mix fiscal annoncé est à base de TVA, de CSG, d’impôt sur les sociétés, voire de fiscalité environnementale.
30 milliards, c’est 4% du coût total du travail (salaires bruts plus charges patronales). Admettons une entreprise industrielle à 20% de main d’œuvre, la baisse du coût du travail représente moins de 1% du prix total. (Certes, il existe des secteurs comme les services ou le bâtiment où la part de main d’œuvre est plus élevée – 43% – dans le bâtiment. Mais ce sont des secteurs qui échappent pour l’essentiel aux délocalisations).
Cette baisse étalée sur 5 ans correspond dans l’exemple illustré un peu plus haut à une diminution annuelle de 0,2%.
C’est trois fois moins que les actuelles variations quotidiennes de change euro–dollar (0,6% hier). C’est aussi l’équivalent de moins de deux mois de gains de productivité dans l’industrie (en prenant en compte un taux annuel sur la période 2000 – 2007 à 3,7%).
Avec un tel avantage compétitif, on ne voit guère les entrepreneurs, calculettes à la main, changer leurs plans en matière de délocalisation ou de relocalisation, face à des salaires tchèques ou tunisiens qui sont 2, 3 ou 4 fois inférieurs.
L’UMP fait fausse route en plaçant la question du coût du travail au cœur de notre problème de compétitivité. C’est par la qualité, la créativité, la qualification, l’innovation, et l’investissement que l’on dope la compétitivité (voir mon article : L’avenir est aux bons salaires, pas aux bas salaires).
3) Soutenir les PME.
Il s’agit de mettre les PME « en haut du podium » des priorités gouvernementales.
D’abord en allégeant leur coût du travail (voir commentaire supra). Ensuite, en facilitant le financement des PME, proposition certes sympathique mais qui ne s’accompagne pas à ce stade des mesures décisives qui permettraient de faire beaucoup mieux que ce qui a été fait jusqu’à présent). Enfin, l’indéfectible marronnier des programmes électoraux, le Small Business Act à la française. Une proposition dont on s’étonne qu’elle n’ait pas déjà été mise en œuvre après avoir fait l’objet de tant de promesses. Au surplus, le principal est fait d’un Small Business Act, où aux Etats Unis, 23% des marchés publics sont accordés aux PME. On ne voit guère les miracles que l’on pourrait avoir dans un pays qui comme la France voit déjà 32% de ses marchés publics attribués aux PME.
4) Une stratégie de filière industrielle.
L’UMP propose une reconquête de la production industrielle au travers d’une stratégie de filière. Et d’énumérer « l’agroalimentaire, le numérique, le BTP, l’automobile, les services, …»
L’intention est louable, mais on ne voit guère, là encore, concrètement, ce que les mêmes demain pourraient faire de mieux que ce qu’ils ont fait hier pour l’agroalimentaire ou l’automobile.
5) Préserver un modèle social généreux en luttant contre les dérives de l’assistanat.
La préservation de notre modèle social est assurément un problème. Et sans doute vaudrait-il mieux parler de la préservation de notre « niveau » de protection sociale plutôt que de celle de notre « modèle social », car financé aujourd’hui à crédit, il est aujourd’hui dans l’impasse.
Un haut niveau de protection, à l’instar des sociales-démocraties nordiques, réformées par des politiques libérales, exige aujourd’hui une refondation de notre modèle social. Or, côté réforme structurelle, il n’y a rien dans les propositions de l’UMP.
Côté retraites, circulez il n’y a rien à voir ! Elles ont été sauvées dit-on. Tout le monde sait qu’une réforme structurelle, (celle qui consisterait à transformer un système de faux droits à la retraite en vrais droits dans un système par points) reste à faire (voir mon article : Retraite : vivement l’autre reforme). Assurance maladie… Ils n’en n’ont pas parlé. Tout se passe comme si l’UMP pensait pouvoir résoudre la question de nos déficits sociaux et répondre aux défis du vieillissement par la chasse aux fraudeurs et la lutte contre les dérives de l’assistanat.
Si indiscutablement ces thèmes ont un écho dans les milieux populaires, il s’agit de sujets à manier avec précaution car il concerne la détresse humaine et le devoir de solidarité nationale. Sans doute faut-il réformer le RSA, pour l’inclure dans une perspective plus large, comme la majorité aurait du le faire, incluant la prime pour l’emploi et d’autres formes de solidarité sociale. Il faut prendre garde à ne pas opposer salariés et « assistés ».
L’UMP, à la recherche d’idées neuves ferait mieux d’explorer de vraies pistes de rénovation de l’Etat Providence, tant celles mises en œuvre dans les pays scandinaves, que celle de la Grande Bretagne avec la Big Society de David Cameron (voir mon article : après l’Etat providence, l’Etat social 2.0). Ou encore, l’idée d’un revenu minimum garanti pour tous (voir mon article : un revenu minimum garanti pour tous ? )
À juste titre, l’UMP parle d’un nouveau modèle de croissance. Mais rien n’est dit sur les privatisations, sur l’ouverture à la concurrence des secteurs protégés, sur la confiance des libertés économiques, sur l’exigence d’une rénovation profonde du marché du travail, sur la fiscalité de la créativité et de l’investissement non plus.
La nouvelle croissance dans la société mondiale du savoir est aujourd’hui tirée par la combinaison intelligente du capital humain créatif et du capital financier mobilisé dans l’investissement et l’innovation.
Or notre capital humain créatif, cette vraie source de richesse qu’est la matière grise, est aujourd’hui frappé d’une imposition marginale totale, impôts et cotisations déplafonnées (que l’on appelle le coin fiscalo-social marginal) qui frôle le record du monde.
Quant à la fiscalité du capital productif nous ne sommes pas compétitif par rapport à nos voisins et ce que l’on entend dire sur un nécessaire rapprochement de la fiscalité du travail et du capital ne peut qu’accentuer notre handicap de la préparation de l’avenir (voir mon article : un même impôt pour les revenus du capital et du travail ? Absurde).
Esquiver le rôle de la fiscalité dans la croissance et dans le nécessaire rétablissement du taux de marge de nos entreprises, au profit d’une dérisoire « fiscalité anti-délocalisation », c’est faire l’impasse d’un moteur essentiel pour retrouver la forte croissance dont nous avons impérativement besoin pour payer nos dettes, maintenir notre pouvoir d’achat et créer des emplois.
Il reste un espoir cependant. Tout le monde dit que le programme de l’UMP ne sera pas le moment venu celui du Président Sarkozy. Voire même que si ce programme est si indigent, c’est pour mieux faire ressortir le moment venu, la richesse des propositions du Président candidat, espérons le.









C’est sans doute les désillusions de l’expérience qui vous réduisent à espérer que Sarkozy puisse proposer un programme vaguement libéral.
Il m’est d’avis que les libéraux ne convaincront jamais l’opinion s’ils continuent d’être derrière les uns ou les autres, à gauche comme à droite. Faisons apparaître au grand jour que la véritable fracture n’est pas entre gauche et droite, mais entre libéraux et dirigistes.
Quoi qu’il en soit, merci pour vos écrits et vos interventions dans les médias, toujours justes et clairvoyantes.
Je pense qu’au delà des lois, c’est toute une mentalité des dirigeants, tant politiques que d’entreprise qu’il faut faire évoluer.
Par exemple, que font les entreprises des fonds délivrés lors de projets européens ?
En France, les (grosses) entreprises les utilisent pour payer des salariés.
En Allemagne, les (plus modestes) entreprises les utilisent pour développer de nouveaux produits.
Le problème est là : à la tête des entreprises en France il n’y a plus d’entrepreneurs, mais des gestionnaires.
Nous n’avons pas fini de payer cette dérive.
j’ai trouvé votre article pertinent.
Il rejoint ce que j’ai déjà lu concernant l’abrogation des 35 heures :
abroger les 35 heures
Merci pour ce recadrage utile.
PAYE TA COTISE ! ! !
Au point ou nous en sommes, et pour faire le job, il nous faut soit :
1 un politique qui pratiquera le suicide politique type Schroeder
2 un non politique qui consacrera 5 années à remettre sur pied ce pays et qui n’aura pas vocation à se représenter
Qui est cet homme?
Oui. Finalement vous nous resservez le même diagnostic qu’en 2006. A propos du programme de l’UMP présenté, cette année-là, le 16 novembre, vous disiez que ledit programme vous avez « amusé jusqu’à en pleurer ». Déplorant déjà que le mot « croissance » fût absent. Et vous asséniez : « J’ai connu un Sarkozy libéral, c’était il y a vingt ans » [Le Monde - 14 novembre 2006 - papier de Philippe Ridet] … Bref, rien de nouveau 5 ans plus tard. Non ?
la situation me parait plus compliquée.
pour sauver les PME, encore fallu-t-il que la population le veuille.
Les allemands ont une véritable vénération pour leurs entreprises.
il n’y a pratiquement pas de droit de succession pour elles, etc…
notre protection sociale devrait comme dans d’autres pays être gérée par le privé qui coûte bien moins cher.
Je ne peux qu’applaudir vivement les propos de Alain Madelin. Et ces quelques mots repris ci-dessous résument à eux seuls tout l’enjeu de l’avenir de notre pays, mais aussi celui de l’avenir du monde.
« L’UMP fait fausse route en plaçant la question du coût du travail au cœur de notre problème de compétitivité. C’est par la qualité, la créativité, la qualification, l’innovation et l’investissement que l’on dope la compétitivité. L’avenir est aux bons salaires, pas aux bas salaires ».
Je ne suis pas un économiste ; seulement un entrepreneur et le patron d’un petit cabinet dont le métier est d’accompagner les entreprises à améliorer leur performance commerciale. Et pourtant, je vois énormément de similitudes entre les enjeux politiques et économiques de notre pays, et ceux des entreprises.
En résumé, mon métier est d’aider les Grandes Entreprises et les PME/PMI à développer et à sécuriser leur chiffre d’affaires tout en améliorant la marge. Je travaille avec tous les secteurs d’activité : industrie, services, informatique, télécoms, finance, assurance, …). Et tous les jours, je constate une incohérence totale entre les stratégies et les fondamentaux mêmes du développement d’une entreprise.
Beaucoup de grandes entreprises aujourd’hui sont dirigés par des personnes qui définissent les objectifs de chiffre d’affaires et de marge en fonction des attentes des actionnaires à 12 mois (parfois moins, quand il s’agit de séduire la bourse). Ensuite, on se retourne vers la Direction Commerciale pour lui donner ses objectifs, sans même se poser la question de la faisabilité, et vers les directions RH, Financière, Production, Support, R&D et autres pour leur demander de respecter le budget, sans même se poser la question de l’adéquation entre les enjeux de l’entreprise et les moyens à disposition. Bien évidemment, quand les objectifs ne sont pas au RDV, la rentabilité diminue ; on décide alors de licencier et on se pose la question « pourquoi n’avons-nous pas vendu assez ? ». Les réponses faciles sont alors « crise économique » (ce n’est pas de notre faute) et « trop cher ». On prend alors une 2e décision : celle de produire dans des pays « low cost ». C’est là que prend tout le sens de la remarque de Alain Madelin.
Un très grand cabinet de conseil, le « Boston Consulting Group », a démontré il y a des lustres, que la stratégie du positionnement « low cost » ou proposer des services ou produits standard pas chers n’est qu’une stratégie court terme. En effet, il a toujours été plus dur de proposer sur un marché des produits et services qui se distinguent par la qualité, par l’innovation, par le design ou par leur performance, parce que cela demande de l’audace, de la créativité, les meilleures compétences, l’envie d’aller de l’avant et surtout de l’investissement à moyen et long terme. Seulement, il est beaucoup plus facile de copier des produits ou services à faible valeur ajoutée. Donc proposer une offre qui ne se différencie que par le prix, c’est accepter rapidement d’évoluer dans un environnement très concurrentiel où le prix sera toujours à la baisse puisque vous trouverez toujours quelqu’un qui produira moins cher. Au final, la marge diminuera et l’activité s’arrêtera.
La chose la plus importante que les entreprises oublient aujourd’hui, à commencer par les actionnaires, c’est le client. Une entreprise ne perdure qu’en fidélisant ses clients sur autre chose que le prix. Plus un client perçoit de la valeur ajoutée au travers d’un fournisseur ou d’un prestataire, moins il regarde le prix et plus il sera fidèle. Car son analyse n’est plus porté sur la comparaison d’un prix, mais sur celle de la performance apportée. C’est pourquoi toute stratégie d’entreprise devrait répondre à la question suivante : « quels seront demain les besoins importants de nos clients sur lesquels nous pourrons apporter une réelle valeur ajoutée qui nous différenciera de la concurrence et qui contribuera à rendre nos clients plus performants (les entreprises) ou plus heureux (les particuliers) ? ». Mais pour relever ce défi, il nous faut voir à long terme, disposer des meilleures compétences par la formation et oser investir. Il en est de même actuellement pour notre pays ; et malheureusement, nous sommes entrain de couper la branche sur laquelle nous étions assis.
J’incite donc Alain Madelin à défendre ses convictions ; et si moi, comme tant d’autres, nous pouvons contribuer modestement à défendre cette position, je suis partant.
Cher Alain Madelin, plutôt que de vous tresser des couronnes de laurier comme la plupart de vos commentateurs, je voudrais vous faire une suggestion. Elle constitue une extension d’un de vos propos – et du coeur même de votre pensée. Vous dites qu’il faut laisser la négociation du temps de travail se dérouler au niveau des entreprises. Bien. Pourquoi un tel collectivisme ? Pourquoi ne pas la mener cette négociation au niveau de chaque salarié. Car quoi ? C’est l’individu, selon vos bons maîtres libéraux, qui est centre de tout. Pourquoi Martin aurait-il la même durée de travail que Dupont, même s’ils ont les mêmes tâches: ils n’ont pas forcément les mêmes besoins, les mêmes désirs, les mêmes contraintes. Supprimons ce droit du travail qui uniformise. Revenons au contrat de droit civil. Chacun pour soi. « Le contrat est la loi des parties » un point c’est tout. Et d’ailleurs, tant qu’on y est, poursuivons dans la logique. Pourquoi des congés payés, 5 semaines pour tout le monde. Ca plombe l’économie, c’est connu. Supprimons les et laissons chaque travailleur négocier avec son chef d’atelier ou son chef de service. Tout ira mieux.
Mais encore, pourquoi se limiter au domaine du travail et de la production ? La vitesse sur les routes est réglementée ? 90 pour tous, quel scandal ! On se croirait chez les Soviets. Laissons chaque automobiliste négocier sa vitesse maxi avec le gendarme du patelin.
OK, cher Alain Madelin ? Suis-je un bon « libéral » ou sentez-vous encore en moi des relents de dirigisme ?
Bien à vous.
Permettez moi de vous répondre.
Que chacun puisse négocier librement avec son employeur son temps de travail, sa durée de congé annuel, etc… bref TOUS les aspects de son contrat de travail, c’est le libéralisme et ce à quoi nous aspirons (faire ce que nous voulons de NOTRE vie sans qu’un politicien/syndicaliste/bureaucrate vienne nous emmerder)
En revanche, rouler à 90 km/h, à droite, s’arrêter aux feux rouges, etc… ce sont des conventions communes d’utilisation de la route (et bien entendu, nous les acceptons et ne demandons pas que chacun ait SON code de la route).
Vous mélangiez des choux et des carottes.
J’espères que tout est clair pour vous maintenant.
Mon pauvre ami, pourquoi y aurait-il des « conventions communes d’utilisation de la route » et pas de convcentions communes de manière de travailler ? Pourquoi un peu d’ordre d’une part moyennant quelques contraintes imposées à l’individu, et le désordre d’autre part sous prétexte de « liberté » laissée à l’individu ?
Vous l’aurez compris je ne suis pas libéral… Car le libéralisme c’est la « liberté » du fort au détriment du faible, c’est le chacun pour soi, le contraire même de la société.
Que la politique vous « emmerde » pour reprendre votre joli mot, est bien significatif, car la politique c’est organiser la vie dans la cité.
>> Mon pauvre ami, pourquoi y aurait-il des « conventions communes d’utilisation de la route » et pas de convcentions communes de manière de travailler ?
Parce que dans le premier cas, cela concerne tous les utilisateurs de la route.
Dans le second, cela ne concerne que l’employeur et son salarié.
Tiens !
Les grands esprits se rencontrent (ou ne font peut-être qu’un
:
http://www.lecandidatlibre.fr/?q=content/ump-un-projet-%C3%A9conomique-z%C3%A9ro
Bonsoir,
je dis d’abord Bravo à Alain Madelin qui a toujoujours des analyses lucicides.
Je suis de droite mais j’ai toujours été sidéré par les gogos qui avalaient les discours de notre grand président comme des vérités d’évangile.
Il suffit d’observer ce qu’il a fait pour comprendre que ce qui l’intéresse ce n’est pas la maladie mais le thermomètre;
Je m’explique.
Souvenons nous lorsque le président a été nommé ministre de l’intérieur après la défaite de Jospin (Ne parlons pas de victoire de Chirac !)
Une de ses premières mesures a été de fermer Sangatte !
Souvenons la façon dont il a traité Guigou, nouvelle député de Seine- Saint Denis ! Il lui a dit à l’assemblée ( On doit facilement pouvoir retrouver les images à l’INA) « En 5 ans vous n’avez rien fait ! Moi j’ai fermé Sangatte » En clair j’ai réglé le problème moi avec mes petits bras ! Sauf que 7 ans plus tard il a été obligé de demander à Besson d’aller fermer la « Jungle » qui s’était constituée à côté !!!
Et tout est comme cela !
Reprenons les mesures « phares » de ce quinquennat;
Bouclier Fiscal
Le but réel était de régler le problème de l’ISF sans le dire. Certains à droite étaient persuadés que l’élection de 1988 avait été perdue parce que l’IGF avait été suprimé.
Alors pour ne pas faire la même bêtise des conseillers, car c’est quand même pas lui qui a pu imaginer une telle usine à gaz,cela se saurait s’il avait pu faire cela,ont imaginé le bouclier fiscal à 50 % !
L’idée était de dire à un évadé fiscal, (rappelons qu’il y a des centaines de milliards d’Euro d’argent »Français » en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et ailleurs), revenez gentils français, vous verrez vous ne paierez jamais plus de 50 % de vos revenus en impôts !!!!!!
Mais tous les 30 juin vous me donnez bien votre déclaration d’ISF avec un chèque et on vous en renverra un si vous avez trop payé !
Dormez bien braves gens, n’y voyez aucune malice, il n’y auara pas plus de contrôles fiscaux envers vous etc. !!!!
N’importe quel demeuré, élève de 6ème , verrait qu’il y a un problème ! Sauf notre grand président ! Qui peut croire à une promesse fiscale de la France ? (Je précise que je ne suis en aucune manière concerné par le problème étant plus près du SMIC que de l’ISF)
Voila une mesure absurde qui n’a aucun sens !
Nous avons la même chose sur les 35 heures !
Pour ne pas heurter le bon peuple pendant la campagne présidentielle de 2007 les mêmes conseillers ont inventé le travailler plus pour gagner plus.
Défiscalisation des heures supplémentaires etc. Au passage je vous rappelle que nous sommes en déficit de tous les côtés m^me sur les systèmes sociaux !
On paye pour les 35 heures en allègement de charges !
On paye pour les 35 heures en heures supplémentaires !
Même les Shadoks n’auraient osés imaginer une telle usine à gaz !!
Mais il y a une couche d’absurdité dont on ne parle jamais mais qui constitue un boulet énorme pour la compétitivité de nos entreprises :
Je m’explique : La feuille de paie !
J’ai un neveu qui est ingénieur informaticien dans une très grosse société de services informatiques française. En discutant avec lui je lui demande en quoi consiste son boulot !
Réponse : Tu sais dans ma boite, nous sommes 10.000 et l’essentiel de notre boulot c’est de mettre à jour les systèmes informatique des grosses sociétés pour gérer les problèmes liés aux feuilles de salaires.
Voila une dépense non productive qui pèse sur la compétivité de la France. Je suppose qu’il doit y avoir au mois 4 sociétés qui font le même travail pour les grands groupes, soit 40.000 personnes.
Ce sont des entreprises avec un salaire moyen brut à 30.000 € plus les frais généraux élevés liés aux missions extérieures et vous arrivez à une dépense de 2 milliards d’Euros de charges inutiles sur les grandes entreprises. Et je ne parle pes des petites entreprises qui sont quasiment obligé de payer 6 € par feuille de paie par salarié pour espérer être tranquille.
Le président avait été élu avec une très grosse majoriré, il aurait pu le faire et il ne l’a pas fait !
Et la France est toujours en perte de compétitivité !!
Souvenons nous et ce n’est pas si vieux de l’époque où le présentateur du journal de 20 heures venait en début de mois nous annoncer l’éxcédent commercial de la France ! pendant des années nous tournions à 6 à 10 Milliards de Francs d’excédent par mois !!!!
Puis est arrivé la conjonction des « Planètes Intellectuelles » de la France, Chirac, Juppé et l’inéffable Villepin: Dissolution, Jospin (L’inventeur du Baccalauréat à 1 € par mois ! Si vous ne le voulez pas merci d’envoyer un courrier RAR au ministère de l’analphabétisation!) Et enfin la mère Aubry et ses 35 heures inventées par celui qui tire plus vite que son ombre, Strauss-Kahn !!
Au fond notre grand président passe son temps à mettre la poussière sous le tapis !
Aucune décision lourde sur la structure de nos dépenses en 5 ans.
Là où en Amérique, ils ont deux mots « Politic » (Se faire réélire)et « Policy » (Gouverner), nous n’en avons qu’un »Politique » (Tout le temps se faire réélire »! Et en plus pour arrnger les choses on a mis en place le quiquennat. Non correction, c’est Giscard qui a mis en place le quiquennat car cela l’aurait tué de voir que son meilleur ennemi réussissait là où il avait échoué.
Le quinquennat est une connerie !
Le problème qu’il était censé régler était que 2 fois 7 ans c’était trop long, voir Mittérand ! Mais la durée du mandat présidentiel identique à celle des députés c’est pire ! Nous sommes dans une république de valets ! Il fallait passer au sexénat. 2 fois 6 ans était une durée raisonnable.
Il ya tant de choses à dire.
Mais important il faut en finir avec ces histoires de critères de déficit budgétaires à 3 % du PIB !
Pour le français moyen ce n’est pas un signal visible !
alors que c’est comme si vous demandiez à votre épicier
- » Cela va bien ? »
- » Oui, mais j’ai 3 % de déficit »
- » C’est rien »
- » Si, parce que c’est 3 % du CA de Carrefour »
C’est la même chose avec nos budgets !
Les 3 % de PIB représentent 15 à 20 % de déficit budgétaire ! C’est énorme !
La génération né depuis 1945 a et vit toujours sur la bête !!!
Nos enfants vont souffrir
Cordialement
Philippe Suhard
Bonsoir,
C’est le commentaire politique le plus intelligent et compréhensible de ces dernières années.
La classe politique devrait s’en servir pour ouvrir un débat constructif pour notre pays.
Cordialement
Mat
[...] camp… Car l’ancien ministre de l’Economie et des finances d’Alain Juppé, Alain Madelin, vient de démolir point par point le nouveau programme économique et social que l&#… a présenté la semaine dernière [...]
En tant que gérant d’entreprise, je ne suis pas contre qqs % de charges en moins.
L’impôt sur les sociétés à rapporter 34 milliards €, il est à un taux de 33 %, donc en extrapolant, on peut dire que la marge totale dégagée par les sociétés est de 100 milliards.
Si toute l’économie sur ces cotisations famille étaient conservées sous forme de marge (Puisque vous dites que ça ne changerait pas fondamentalement les décisions prises par les dirigeants), la marge totale passerait à 130 milliards soit une augmentation de 30 % en moyenne par entreprise, ce qui est énorme.
On pourrait passer l’IS à 23 % et l’état récupérerait toujours ces 30 milliards. en un coup diminution des cotisations sociales et réduction de l’IS de 10 points, sans rien changer aux revenus de l’état. Ca re-motiverait pas mal d’entrepreneurs.
Je suis de gauche tendance Royal et j’approuve cette phrase :
« L’UMP fait fausse route en plaçant la question du coût du travail au cœur de notre problème de compétitivité. C’est par la qualité, la créativité, la qualification, l’innovation et l’investissement que l’on dope la compétitivité. » Pour M. Madelin, « l’avenir est aux bons salaires, pas aux bas salaires »
Liberal au sens 1ere du terme ce n’est pas du tout ce que l’on entend par « liberalisme » au sens franchouillard. On peut etre pour Obama et apprecier une dose de liberalisme au sens de « laissez nous travailler si l’on en a envie ». J’ajoute que liberal au sens anglo-saxon ca a une autre signification bien plus positive qu’en France. Donc Mr Madelin je ne suis pas de votre bord mais j’apprecie souvent vos interventions.
Cher Alain
je lis toujours avec plaisir tes analyses et, dans ce cas précis du programme UMP, je suis en large partie d’accord avec toi sur le fait que les propositions de ce parti auquel j’ai adhéré, sont largement insuffisantes ou mal ciblées.
D’accord sur les mesures soi-disant antidélocalisations. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux et il vaut mieux faciliter le travail des entreprises innovantes et créatives en simplifiant leur environnnement fiscal et social, qu’en changeant tout pour toutes les entreprises y compris celles qui veulent délocaliser et ne changeront pas leurs habitudes sur le seul critère du coût du travail, mais sur les prix de revient et le service offert d’une unité décentralisée par rapport au marché.
Les 35 heures:Il faut évidemment les supprimer dans la fonction publique, car la négociation au cas par cas n’y est pas possible, alors qu’on peut déjà le faire dans le privé. Mais il faut surtout abandonner toutes ces niches sociales par lesquelles on supprime leurs inconvénients et donc on crée un avantage chez les uns en creusant un trou que les autres doivent compenser a un moment donné.
Enfin la priorité aux PME est une tarte à la crème, car le vrai problème de la France est celui des privilèges accordés au fil du temps aux Administrations et aux grandes entreprises gérées comme des administrations (banques, compagnies d’assurances, SNCF, grandes organisations sociales ou parasociales type Pôle emploi, etc).
D’autant que chaque fois qu’en France, on imagine un avantage pour les PME, on crie vite au scandale de l’effet d’aubaine et on crée des contrôles pour vérifier que personne ne triche. L’exemple de l’auto entrepreneur est clair. Ce système intelligent est crtiqué de toutes parts et un député de la majorité vient même déjà de créer un système de contrôle généralisé de la comptabilité des centaines de milliers d’autoentrepreneurs!
Mais, et c’est là que j’ai quelques réserves sur ton appréciation publique de ce programme UMP, nous rentrons en période éléctorale, et toute vérité n’est pas bonne à dire si elle fragilise le moins mauvais de nos candidats potentiels et le principal parti qui le soutient.
Autant je pense que le fond de ton papier est utile à la reflexion et ensuite aux choix politiques à faire, autant je pense que l’attaque frontale par le titre est mauvais car c’est celui là qui est repris par une presse qui en majorité cherche a faire élire la gauche et assimile ta position à une critique en règle du pouvoir en place.
Surtout auprés d’un corps électoral consciencieusement formé en trés large majorité(y compris celui dit de droite) aux théories social-catholique de l’argent qui corrompt, du riche qui profite,du pauvre malheureux qu’il faut sauver même contre lui, et surtout de l’état qui le protège et qui seul sait quel est l’intérêt général face à tous les tricheurs et hommes de peu de foi! En France , les vrais libéraux sont rares!
Compte tenu de ta renommée et de ton aura il me semble que tu peux faire beaucoup de pédagogie, et, je l’espère convaincre nos amis de faire des progrés en libéralisme. Mais que tu ne dois pas prendre le risque de la caricature en utilisant publiquement des formules aussi abruptes qui font oublier l’essentiel qui est quand même pour nous tous, UMP et Libéraux, battre F.Hollande et les idées socialistes.
Amicalement
Je suis surpris que personne n’évoque le role de l’énergie dans le développement économique,et pourtant l’énergie participe aux gains de productivité et contribue à l’amélioration de notre bien-être en échange de notre travail.Travail et énergie doivent être liés par une relation simple comme le poids et la masse(Newton),l’énergie et la masse(Einstein),le magnétisme et l’électricité(Ampère).
« Ce qui est sûr en tout cas c’est de faire comme s’il n’existait pas. » dans la 1ère proposition de l’UMP.
Ça veut dire quoi ?
J’ajoute que j’ai lu avec grand intérêt la bio d’Alain Madelin. Elle mérite d’être connu. Fils d’ouvrier aussi, dans une grande famille, je connais les vertus de l’ascenseur social, je sais bien qu »il est en panne. Il faut rétablir le mérite, meilleur rempart contre les combines, la prime à la frime.
« connue », évidemment.
Je complète mon propos;Newton,Einstein,Ampère sont considérés comme des génies;ce qui permet de mieux comprendre la conclusion de monsieur Marcel Boiteux au sujet de la rente nucléaire: »que ferions-nous,géniaux Français,si nous étions encore plus intelligents ».
Cher Alain Madelin, je me demande toujours pourquoi les membres de l’UDF d’une part, ceux de Démocratie libérale d’autre part, ont eu l’idée saugrenue de rejoindre le RPR en 2002, en cédant au diktat d’Alain Juppé. Quelle est la place des ex UDF-DC à l’UMP et dans le dispositif d’Etat aujourd’hui: quasi-nulle! Encore heureux que la présidence du Sénat ait échappé au RPR. Vous portez une part de responsabilité dans cette perte d’influence: vous avez affaibli l’UDF en la quittant. Attendre de l’UMP qu’elle ait des idées autres qu’indigentes est une gageure : elle est aussi éclatée que le PS sur le plan des idées, et dirigée par le RPR qui n’a jamais eu d’autres idées que celles de son chef, lesquelles évoluent au gré des vents dominants.
[...] programme de l’UMP : des propositions indigentes et affligeantes, par Alain [...]
ARRETONS DE DONNER DANS LE CONGES PARENTAL trop ABUS UMP faut avoir du Courage
si pas de congés, pas d’alloc donc pas de bébés, toi pas content, car toi pas de retraite, rigoles ! plus de travailleurs c’est bien non pour toi, plus de congés parental tu gagnes et tu perds
claire
payes, travailles et surtout ferme là. mais vient voter histoire de dire que tu participes à ton asservicement, c’est ta condition depuis la nuit des temps, et rien ne changera. et n’oublie pas arrange toi de mourir à la fin de ton service. et tout va bien. si vous croyez qu’on ignore notre état, mais si on agit on nous tue même un mouvement mondial. peuple du monde continuez à faire des enfants pour continuer votre asservicement, ça doit être ça l’éternité en échange on vous donne un peu d’alloc, histoire que vos gosses arrivent en bonne état pour à leurs tour être asservis dans des conditions que vous vivez et le must de la recherche : biologiquement programmer à mourir au bon moment la veille de la retraite. du bétail nous sommes.
bon aux urnes !
claire