Lettre ouverte à Arnaud Montebourg, aux protectionnistes et aux dirigistes de tous bords

lettre

Cher Arnaud,

Vous avez choisi d’interpeller Martine Aubry et François Hollande sous forme d’une lettre ouverte. Vous prenez l’opinion à témoin. Aussi je souhaite vous répondre et à ma façon éclairer le débat. Si je reprends votre lettre au vol, bien que ne m’étant sans doute pas destinée, c’est parce que le libéral que je suis ne peut laisser les arguments qui font votre succès sans réponse.  Il est trop facile en temps de crise de jouer sur les peurs, de promettre d’illusoires protections, de dénoncer quelques boucs émissaires commodes.

J’entends d’abord, point par point, réfuter votre protectionnisme, un protectionnisme dont l’Histoire nous a appris tous les dangers. C’est un protectionnisme radical tout comme celui de Mélenchon et de Marine Le Pen. Sans doute cette dernière comparaison vous irritera-t-elle, mais où est la différence lorsque celle-ci fait de la « mondialisation ultralibérale imposée par les Etats-Unis et la finance internationale » la cause de tous nos maux. Avec pour remède, la reprise du contrôle de l’économie et de nos frontières par le politique et la promesse d’un Etat fort pour mettre en oeuvre « un protectionnisme social et territorial ».

En fait, votre tâche est d’autant plus facile que le refus de la mondialisation libérale et la condamnation des excès de la finance internationale sont devenues des figures de discours convenus, à gauche comme à droite. Vous ne faites le plus souvent, que surenchérir dans des propositions puisées chez d’autres.

Tous -ou presque- répètent leur volonté de protéger les Français contre les soi-disant dumpings fiscaux, sociaux, environnementaux. Et la « préférence communautaire » -c’est-àdire la version européenne de la préférence nationale- est une proposition de l’actuel président de la République. La TVA sociale qui prétend faire contribuer les produits étrangers au financement de notre protection sociale ou la taxe carbone sur les produits importés préparent les esprits.

Votre succès devrait d’ailleurs servir à ceux qui pensent pouvoir emprunter le discours protectionniste qui fraie le chemin aux extrêmes et qu’ils trouveront toujours un « mieux disant protectionniste ».

Aussi j’espère que les arguments que j’entends vous opposer serviront à combattre -bien audelà de vous- la tentation protectionniste.


1/ Vous souhaitez une France nouvelle mais votre réaction contre le libre échange n’a
rien de bien nouveau.

Elle est de toutes les époques. Déjà, d’autres que vous, au début du siècle dernier, dénonçaient la concurrence des travailleurs au rabais et les usines françaises établies en Pologne ou en Italie. Dit-on que la rapidité des moyens de communication modifie aujourd’hui la donne du libre-échange ? Hier, le textile parisien protestait parce que, avec le développement des chemins de fer, l’on assistait à « l’exode » des tissages et des filatures vers les Vosges pour « mettre les petits bergers des Vosges en concurrence avec les pauvres lingères brodeuses, mères de famille de Lyon ou de Paris ». Il est vrai que lorsque la machine à fabriquer les emplois est en panne et quand se prolongent les désordres financiers et monétaires, les arguments protectionnistes trouvent toujours un écho nouveau.


2/ En fait protectionnisme repose sur une illusion d’optique.

Ce que l’on voit, c’est une entreprise contrainte sous la pression de la concurrence de fermer ses portes ou de délocaliser. Mais le consommateur qui en achetant par exemple une paire de chaussures importée 110 € au lieu de 200, a gagné un pouvoir d’achat supplémentaire de 90 €. Ce que l’on ne voit pas derrière la perte du producteur national, c’est le profit de cet autre producteur qui bénéficiera de ces 90 €. Ce que l’on voit encore moins c’est que les 110€ touchés par le producteur étranger reviendront inéluctablement, directement ou indirectement, sous forme d’achat de bien ou de services dans notre économie au profit d’un autre producteur. Ceci revient à dire que tout avantage obtenu par le producteur d’une activité protégée se fait nécessairement aux dépens du consommateur et de deux autres producteurs selon la règle « un profit, deux pertes » que les manuels d’économie enseignaient naguère.

C’est pourquoi globalement le libre-échange est toujours gagnant-gagnant. Certes, si le dynamisme entrepreneurial est insuffisant et l’économie peu compétitive, les nouveaux emplois de substitution ne verront pas le jour. Mais est-ce là la faute du libre échange ?


3/ Le libre-échange est un jeu à somme positive, le gain de l’un n’est pas la perte de
l’autre.

Le libre-échange est l’expression de droits fondamentaux : la liberté de produire, d’échanger, de choisir. La mondialisation n’est rien d’autre que cette extraordinaire opportunité offerte à tous les habitants de la planète d’échanger toute sorte de biens, de services, de capitaux, d’informations sans avoir à se préoccuper de l’existence des frontières. Les pays pauvres ont tiré globalement profit des progrès du libre-échange. La pauvreté, la faim, la misère et l’oppression reculent. La démocratie avance, l’éducation progresse, la santé s’améliore, la liberté économique profite à tout le monde. La liberté permet la mobilité sociale, les droits de propriété protègent les plus pauvres. La démocratie libérale permet le développement ; les pays en développement ont besoin de liberté, de libre-échange et moins de protectionnisme. Cela est si vrai que l’on se presse aux portes de l’OMC pour y rentrer et que personne ne souhaite en sortir. Vouloir réserver le libre-échange à des pays comparables, serait dire que les riches devraient échanger entre eux, les plus pauvres pourraient leur acheter, mais surtout pas leur vendre.


4/ Le faux procès du dumping fiscal, social ou écologique

Les inégalités de conditions de concurrence ne constituent en rien du dumping. Le mot dumping que tous utilisent volontiers n’est applicable qu’à des comportements potentiellement répréhensibles de vente à des prix inférieurs à ceux du marché national. Si l’égalité des conditions de concurrence est nécessaire à l’organisation d’une course hippique, elle n’a pas de sens pour des activités économiques dans lesquelles la recherche de l’efficacité doit primer. Le climat, les aptitudes, la législation économique, les charges publiques, les salaires, l’abondance du capital, l’accès à des réserves de matières premières sont autant d’inégalités de conditions de concurrence qui, grâce à l’échange, vont créer de la valeur. D’ailleurs, il n’y a pas de différence entre la concurrence d’une main-d’oeuvre étrangère bon marché et celle d’une machine qui économise le travail humain et fait baisser les prix. Si l’on voulait égaliser les conditions de concurrence, encore faudrait-il dire lesquelles et jusqu’où ? Le temps de travail ? Les impôts ? Les salaires ? Et si oui, faut-il le faire par le haut, par le bas, par la moyenne ? Et que faire des conditions naturelles ? Faudrait-il harmoniser les jours de soleil pour préserver l’égalité des conditions de concurrence dans le tourisme ?

Dumping fiscal ?
Assurément, beaucoup de pays ont des impôts inférieurs aux nôtres : un faible impôt sur les sociétés en Irlande, un impôt au taux unique d’environ 20% dans les pays Baltes, pas de plus-values en Belgique, pas d’ISF en Allemagne… Mais cela correspond à une dépense publique inférieure (34% du PIB en Irlande avant la crise contre 53% en France). Qui doit se rapprocher de qui ? Baisser l’ISF, copier la flat tax… L’Irlande ne pourrait-elle pas reprocher à la France la concurrence déloyale de ses exonérations de charges ?

Dumping social ?
Il faudrait soustraire nos producteurs nationaux à la concurrence d’exportateurs en provenance de pays aux droits syndicaux trop faibles et aux salaires trop bas. Il y a là beaucoup d’hypocrisie. Qu’on ne dise pas que l’on défend les droits fondamentaux quand on les réduit aux droits syndicaux. Quant aux salaires, s’ils sont bien entendu plus faibles dans les pays pauvres que dans les pays riches, c’est que la productivité globale y est aussi beaucoup plus faible. Augmenter le coût du travail dans ces pays reviendrait à supprimer leurs avantages comparatifs et à les condamner à la pauvreté ! Et si les désordres des changes engendrés par les manipulations monétaires des Etats empêchent souvent les ajustements de coûts, le libre échange n’est pas responsable. 

Dumping écologique ?
Les contraintes environnementales que nous nous imposons sont loin d’être partagées par tous. En fait, la valeur de l’air, de l’eau ou d’un paysage, n’est pas la même dans un pays riche et dans un pays émergent confronté à la famine, aux épidémies et à la pauvreté. Et il n’est guère réaliste d’imaginer une taxe frappant les produits importés des pays qui ne pratiquent pas les mêmes limitations de rejets de CO2 que nous. Pourquoi pas une taxe frappant les exportations des pays riches en raison de leurs rejets passés dans l’atmosphère ? Dans quel monde économique vivez-vous pour imaginer une agence publique chargée de fixer pour chaque produit le juste prix écologique ou social ? Voilà qui serait beaucoup plus for que le contrôle des prix.

5/ L’industrie ne disparait pas. Elle se transforme et s’internationalise

Derrière le film catastrophe de la désindustrialisation que la France aime se projeter, la baisse de nos effectifs industriels a deux causes essentielles. D’une part, l’externalisation des fonctions de service (gardiennage, nettoyage, cantine) autrefois comptabilisées dans les emplois industriels et passées aujourd’hui dans les services. La frontière entre industrie et services s’estompe. Au lieu de vendre un bien, on vend de plus en plus un service. Les industriels se font commerçants. Les commerçants se font industriels.

D’autre part, la hausse de la productivité dans l’industrie fait que moins d’emplois et moins d’argent sont nécessaires par unité produite. L’influence des délocalisations reste d’ailleurs marginale. Tous les rapports convergent pour montrer que les délocalisations sont globalement favorables à la croissance économique et à l’emploi. Elles n’ont, par exemple, pas empêché l’Allemagne de devenir le premier exportateur de biens de haute technologie devant les Etats-Unis, à partir des mêmes facteurs de production que la France (même monnaie et même coût du travail). La plupart des produits aujourd’hui sont le résultat d’assemblages extrêmement complexes à l’échelle de la planète et vouloir opposer des obstacles à cette prodigieuse division internationale du travail est puéril. Apple en est un bon exemple. Prenez un iPhone, comptabilisé 179$ dans les statistiques américaines des importations en provenance de Chine. Une récente étude universitaire réalisée au Japon (Yuquig Xing et Neal Detert) a décomposé le processus de fabrication et la chaîne de valeur. Si la 3G, le Bluetooth et les composants audio sont « Made in USA », la mémoire flash et l’écran sont produits au Japon, le processeur et ses composants sont coréens, le GPS, la caméra et le Wifi viennent d’Allemagne. L’assemblage final en Chine ne représente que 6,5$ soit 1,3% du prix de vente aux Etats-Unis ! Ce que l’on voit, c’est un déficit commercial apparent de 1,9 Md pour les Etats-Unis avec l’iPhone, ce que l’on ne voit pas, c’est la captation de l’essentiel de la valeur créée par les américains et par Apple. La mondialisation et la mutation de nos économies vers la société de la connaissance ne font que renforcer cette interdépendance des activités économiques et financières.  


6/ Le protectionnisme appauvrit les peuples

D’abord toute mesure de protection s’analyse comme un impôt de plus. Fermer nos marchés, c’est contraindre le consommateur français à acheter un produit européen à un prix supérieur à celui d’un produit extra-européen. La différence entre ces deux prix constitue un prélèvement obligatoire de plus que le consommateur devra verser non pas à l’Etat mais au producteur européen. Il s’agit même là – cela devrait vous préoccuper – d’un impôt sur les consommateurs les plus modestes, car cette préférence communautaire s’appliquerait et priorité sur les produits de grande consommation populaire. Toutes les expériences protectionnistes montrent ensuite que protéger durablement un secteur, c’est détruire les signaux des prix qui permettent les adaptations permanentes. Avec pour résultat – le plus souvent – un décrochage par rapport au monde.  


7/ Ne faisons pas du libre-échange le bouc émissaire de nos désordres monétaires
.

En fait, les bas salaires sont le reflet d’une productivité globale beaucoup plus basse. Le fait que les salaires des pays pauvres soient plus faibles que ceux des pays riches ne constitue ni un fait nouveau ni une hérésie économique. Si les salaires chinois, vietnamiens ou indonésiens sont beaucoup plus faibles que les salaires européens, c’est parce que la productivité moyenne y est plus faible. C’est, en principe, la fonction du système des taux de change que de corriger ces inégalités de productivité. Au fur et à mesure que les pays les moins productifs se développent, leur monnaie devrait dans un même temps se réévaluer et se rapprocher de ce qu’on appelle la parité de pouvoir d’achat. Sur ce point, je vous concède volontiers qu’il ne peut y avoir de fonctionnement normal du libre-échange que lorsque les Etats s’abstiennent de manipuler les monnaies. Or, aujourd’hui – ce n’était pas le cas dans les périodes les plus prospères du libre-échange – beaucoup de problèmes de compétitivité imputés au libre-échange sont clairement des problèmes d’ajustements monétaires. Néanmoins, il est facile d’observer que sur les cinq dernières années, le coût du travail en Chine, corrigé du taux de change, s’est apprécié d’environ 50%.  


8/ Promouvoir le protectionnisme, c’est se tromper de combat.

Il ne faut pas se tromper de combat et prétendre défendre nos emplois, face aux pays à main d’oeuvre bon marché, en comprimant les salaires, en subventionnant les emplois peu qualifiés par d’artificielles baisses de charges tout en décourageant le capital et en sur fiscalisant les emplois qualifiés. Ce n’est pas la baisse du coût du travail qui fait la compétitivité. Les baisses artificielles du coût du travail à coups de subventions publiques sont non seulement contre-productives mais aussi désespérantes socialement. Elles donnent le sentiment qu’avec la mondialisation, l’avenir est au « salarié low-cost » épuisable et jetable. Que l’entreprise idéale, c’est un patron avec des salaires américains et des employés avec des salaires tchèques. L’avenir est à la France des bons salaires, pas à celle des bas salaires ! Il existe une saine augmentation du coût du travail au travers de la maîtrise des dépenses sociales et de meilleurs salaires rendus possibles par les gains de productivité et l’accroissement des investissements. Il est absurde, comme on le fait trop souvent, d’opposer le capital et le travail. C’est le capital investi qui fait les bons salaires de l’entreprise. Et c’est le niveau de capital productif qui fait le niveau général des salaires d’un pays. La déflation salariale allemande (imposée pendant dix ans à la suite de la surchauffe de la réunification) n’est pas un modèle. Le vrai secret de la compétitivité est ailleurs ; dans la qualité, la créativité, la qualification, l’innovation, l’investissement. Savez-vous qu’il y trois fois plus de robots dans les usines allemandes que chez nous (240 pour 10 000 employés, 85 en France) ?  

Vos diatribes contre la finance appellent des réponses plus courtes. Dire que l’on veut faire payer les banques car elles le méritent bien « flatte l’opinion ». La responsabilité des banques dans la crise mériterait discussion. Une chose est sûre, c’est que l’activité bancaire est par nature hyper réglementée et que les failles de la réglementation relèvent pour la plus large part de la responsabilité des politiques de tous bords. Certes les Etats dans la crise ont du soutenir les banques pour éviter la faillite du système de crédit mais l’on sait qu’en France le soutien apporté aux banques dans la dernière crise n’a rien coûté aux contribuables (et à même rapporté). 

Quant à l’actuelle crise de notre système bancaire, ce n’est pas celle d’une quelconque spéculation mais bien la menace d’un défaut possible d’obligations souveraines présentées comme les plus sûres, d’une réglementation qui a forcé leur détention par les institutions financières, et d’un dépassement dangereux des déficits autorisés par le traité de Maastricht, à commencer par la France.

Quant à « faire payer les banques », il faut comprendre que cela signifie « on va faire payer les clients des banques ». Depuis longtemps la sagesse fiscale nous a appris « que si l’on met un impôt sur les vaches, ce ne sont pas les vaches qui paient les impôts ». Il en va de même d’une très éventuelle taxation des transactions financières qui, bien évidemment, serait répercutée sur le coût du capital et du crédit. Je sais bien que vous n’êtes pas seul à la préconiser mais je vous conseille de relire les rapports des experts économiques auprès de Lionel Jospin ou des déclarations de Dominique Strauss-Kahn ou Laurent Fabius qui savaient si bien expliquer qu’une telle taxe serait « inefficace » et « irréaliste ».

 Quant à prétendre mettre les banques sous tutelle sans indemnisation, c’est ignorer l’intégration mondiale des marchés financiers et la libre circulation des capitaux et les règles de droit européennes. Imaginez que la France puisse faire « monde à part » ou « finance à part » est chimérique. Tous les discours protectionnistes et dirigistes ne changeront rien – fort heureusement – aux évolutions du monde. Mais ils peuvent assurément faire perdre des chances à notre pays, aggraver nos problèmes d’emploi et de pouvoir d’achat. Au total souhaiter que la France ou l’Europe fasse « monde à part » ou « finance à part » n’est pas une solution qu’il soit honnête intellectuellement de proposer à nos concitoyens, même si c’est peut-être ce qu’ils veulent entendre dans ces temps difficiles où il faut avoir le courage de dire et de rappeler que les causes des malheurs de la finance ne sont pas celles que vous pointez mais plus sérieusement des manquements des politiques publiques, des interventions intempestives de ces dernières dans l’économie (ainsi en est-il de la cause de la crise dite des subprimes) et pire encore des défauts des Etats à honorer leurs signatures sur les marchés faute d’avoir proposé des produits financiers sains, c’est-à-dire en reflet avec une valorisation réelle. Etatiser les finances d’un pays ainsi que leurs institutions n’est pas le gage d’un comportement vertueux, souvenez-vous du Crédit Lyonnais ! Placer sa foi dans l’intervention publique en se défiant de l’initiative privée est une profonde erreur de raisonnement. C’est au nom des convictions qui sont les miennes que je crois nécessaire de vous le rappeler. Il n’ya pas une France vertueuse du service public et une France corrompue des entreprises privées.

Ce clivage qui marque les idées qui sont semble-til votre succès divise encore une fois notre pays et ne le rassemble pas autour de ses talents créateurs qu’il faut encourager et non encadres, qu’il faut libérer et non contraindre. Je sais que ce discours a peu de chance de retenir votre raison, tant il est vrai que le constat que je fais est toujours peu partagé par vos amis mais encore par ceux qui, à droite aussi, entendent promouvoir le retour de l’Etat. Tant il est vrai que tenir un discours de responsabilité sur les causes de la crise et sur les solutions qui doivent être proposées, c’est marquer le pas sur une démagogie toujours plus facile. Il n’empêche qu’il m’appartenait de vous répondre aussi complètement que possible même si j’ignore, à vrai dire, si ceux qui ont emporté le premier tour des primaires prendront ce même soin.

Croyez bien, Cher Arnaud, à l’expression de mes sentiments libéraux, démocrates et républicains.

 Alain Madelin

40 Reponses à Lettre ouverte à Arnaud Montebourg, aux protectionnistes et aux dirigistes de tous bords

  1. Antidemago dit :

    “Les pays pauvres ont tiré globalement profit des progrès du libre-échange. La pauvreté, la faim, la misère et l’oppression reculent”

    Ils sont socialistes, pas altruistes.

    C’est vraiment décourageant, j’ai l’impression que les Lemondo sont partout, à crier que l’Etat socialiste n’a jamais existé alors qu’il ne fait que s’alourdir depuis trente ans.

    C dans l’air cet après-midi, un journaliste du Figaro (c’est dire!) qui nie l’existence des droits de succession en France, vantant le modèle américain qui forcerait les gosses de riches de faire fortune eux-même.

    La réalité:

    US: Un abattement de $5 000 000 et 35% de taxation sur la tranche supérieure.

    France: Un abattement de €160 000 et 45% (augmenté cet été de 5%) de taxation sur la tranche supérieure.

    Et pour les admirateurs des systèmes Allemands et Suédois…

    Allemagne: Tranche maximale à €26 000 000 taxée à 30%.
    Suède: Abrogation de l’impôt sur les successions en 2004.

    Les mensonges pour faire croire à des marges de manoeuvre qui n’existent pas sont légion. Hollande veut “taxer le capital au même niveau que le travail”. Ca doit parler à beaucoup de monde en cette époque où l’epargne fond comme neige au soleil, sauf en cas de taux garanti inférieur à l’inflation. A 30% +13,5% il faudrait donc ajouter 45% d’URSSAF à des plus-values qui n’existent pas. Bravo.

    Je ne connais pas les détails de l’ISF donc je m’abstiendrai de commenter le dernier volet de la révolution fiscale socialiste à venir. Mais je parie qu’il y a un loup, là aussi!

  2. MaMA dit :

    De la part d’un ancien membre de la FEN, et qui le revendique, attaquer les extrêmes et le protectionnisme c’est assez étrange…

  3. le jour où Montebourg arrive au pouvoir et accroit sa lutte contre les paradis fiscaux,il aura sur les bras les 26000 frontaliers français du Luxembourg et les 15000 de la région du Genevois, à qui il faudra payer des indemnités chomages.

  4. “Etatiser les finances d’un pays ainsi que leurs institutions n’est pas le gage d’un comportement vertueux, souvenez-vous du Crédit Lyonnais !”
    Update: Dexia !!

  5. Bravo et merci pour cette lettre impeccable sur le plan théorique et éthique. Le raisonnement à partir de ce qui se voit et ne se voit pas (Frédéric Bastiat) est trop compliqué pour les socialistes français).

    Le niveau consiste à agir sur le réel à partir de ce que l’on voit, il y a du chômage, eh bien on va réduire autoritairement le temps de travail pour tous et il y aura plein emploi. Il y a du chômage, eh bien ce n’est pas compliqué, moi Président(e), je vais créer des emplois en finançant des emplois publics (ce qui ne m’empêche pas de vouloir la réduction du déficit public…) Il y a un déclin industriel, on va se protéger contre les autres (la Chine). Que des gens de gôche et de droite protectionnistes puissent avoir autant de crédit dans notre pays est bien l’évidence du peu de culture économique (alors qu’il y a partout des cours d’économie (socialiste) dans ce pays.

    Il est temps que des hommes lucides et courageux prennent la parole au milieu d’une pensée unique d’un socialisme archaïque (France Inter radio publique=financée par les contribuables à 100 % est une radio socialiste, sans que cela trouble personne…

    • JJ.S dit :

      Risible de voir les partisans d’un libre-échange intégral vouloir donner des leçons aux protectionnistes; surtout lorsqu’on constate les dégats en matière de destruction d’emplois que provoque dans notre pays leur doctrine “mondialiste”… La lecture des ouvrages de Maurice Allais, Jean-Marcel Jeanneney et Paul Bairoch ferait le plus grand bien à certains (et il serait bon de leur rappeler que ces économistes n’étaient pas socialistes).

  6. Shakeri dit :

    Alain,
    Vous avez pris l’exemple de Yuquig Xing et Neal Detert sur iPhone. mais cette étude montre plutôt que si l’assemblage de iPhone était aux états unis ça aurait créé des emplois pour les américains techniquement moins qualifiés sans faire une perte considérable à Apple:

    “iPhones, the high-tech good invented by the American
    company, would contribute to the US exports and the reduction of the US trade deficit,
    not only with PRC, but also with the rest of world. More importantly, the Apple created
    jobs for American low skilled workers, who could not be a software engineers needed by
    Apple. Giving up a small portion of profits and sharing them with low skilled American
    workers by the Apple would be more effective in reducing the US trade deficits and
    creating jobs in the US.”

    de l’autre côté ça parle aussi de CSR (corporate social responsibility) et le fait que Apple aurait pu le respecter un peu plus

    j’aime bien avoir vos remarques là-dessus.

    Merci

  7. Alexandre dit :

    “Faudrait-il harmoniser les jours de soleil pour préserver l’égalité des conditions de concurrence dans le tourisme ?”

    L’allusion à Bastiat est subtile!

    D’ailleurs, tout n’est que Bastiat dans cette excellente lettre qui nous rappelle ce que l’on ne voit pas dans l’iceberg protectionniste, la pauvreté des peuples défavorisés vantée par les plus grands tenants de la solidarité nationale, la hausse des prix défendue par les défenseurs de la France d’en bas, la spirale inflationniste scandée par les garants de la stabilité économique.

    Les interventionnistes n’en sont plus à un paradoxe près, ni même à un démontage en règle près, après tout Mr Madelin, vous ne faîtes que continuer honorablement l’oeuvre de Smith, Bastiat, Hayek, Orwell (mais pourquoi donc se revendiquait-il socialiste celui là?) et Friedman.

  8. LE COVEC JEAN dit :

    Monsieur Madelin, vous présentez le risonnement d’un riche qui cherche à convaincre un pauvre. Vous vous appuyez sur une leçon classique d’économie, selon laquelle l’équilibre revient toujours. Mais elle reste dans la globalité et néglige le facteur temps: le fabricant de chaussures mettra la clé sous la porte, car le retour d’achat de 110 euros mettra 10, 20, 30 ans à se manifester.
    Nous en sommes, avec la Chine, l’Inde, concernant de multiples produits, au moment (à l’époque) où le chausseur mes la clé sous la porte. Le retour d’achat intéressera ses enfants, ses petits enfants ou d’autres, d’autres pays, et pendant ce temps, ce sera la misère pour sa famille. Et c’est bien le cas brulant en Europe à l’époque actuelle.
    Nous devons nous défendre, au niveau européen, sinon français, en instaurant une réciprocité effective. Mais on en parle, on en plarle, on discute, et l’Europe est ainsi gouvernée aujourd’hui qui le décision urgentes mettent des mois à sortir.

  9. negremont dit :

    vive hollande votez le et rejoignez nous

    UMP c’est de la merde

    MAXIME NEGREMONT PRESIDENT JEUNES SOCIALISTES 87

    • thierry51 dit :

      à l’attention de MAXIME NEGREMONT

      si tous les présidents de section PS sont a ton niveau !!!! le pauvre flambi doit avoir du soucis à se faire car ça vole pas haut dans la relève
      vraiment pitoyable
      niveau même pas le caniveau
      je vous salue pas

    • Freephil dit :

      Mazette, c’est ce qu’on appelle un argumentaire. Il est vrai que certaines classes ressemblent à d’éternelles cours de récréation…
      La boue s’essaie à parler. Et d’abord elle aimerait être rocher. “T’as qu’à croire”, comme disent les bordelais.

      Merci Alain, pour cette lettre qui mériterait que le susdit,se manifestant, tente de vous répondre

  10. fabre dit :

    Bonjour
    pourquoi toujours taxer les idées opposées d’irresponsables ou d’irréalistes ? Pourquoi ne pas assumer un véritable projet politique, le projet libéral ? Et avoir un débat sur les idées, que chacun puisse choisir en connaissance de cause. Vous parlez de peurs, monsieur Madelin. Personnellement,je n’ai pas peur. Simplement, je réfléchis, comme vous, et je me positionne par rapport à une analyse du monde, à des valeurs, à des aspirations, et je vois que je ne veux pas d’une société libérale. Je suis pour un contrôle de l’économie par le peuple. Chaque fois qu’on le réalise, dans un contexte démocratique bien-sûr, cela me convient parfaitement, car c’est juste. Voilà. Donc, arrêtons les T.I.N.A et les procès en démagogie, soyons intellectuellement honnêtes et adultes. Considérez les projets des autres sans mépris, regardez les en face, répondez-y avec des contre propostions, et laissez les gens se positionner sans leur faire peur en leur disant que c’est impossible et irresponsable. Ce sont des arguments faibles, et pour le coup, anti démocratiques.
    Merci !
    Jérémie Fabre (14500)

    • SN dit :

      Quand tout le monde (le peuple) contrôle tout (l’économie), cela revient exactement à dire que personne ne contrôle rien.

      L’économie est dirigée par divers facteurs qui ne se contrôlent pas. On peut les analyser, les évaluer, les projeter ! Mais certainement pas les contrôler (même si on peut se douter d’une tentative par une surabondante réglementation).

      Peut-être avez vous raison sur le débat politique : les libéraux et les autres (conservateurs et collectivistes) ne voient tout simplement pas les choses de la même façon. Rien n’empêche de considérer que l’on contrôle le soleil et la pluie avec des parasols et parapluies.

      La liberté fait peur car elle oblige à être responsable.

      Bien à vous,

      SN

      • fabre dit :

        merci pour votre réponse
        le problème est justement de comparer l’économie avec le soleil ou la pluie. L’économie relève du choix politique, on peut la contrôler. Le soleil et la pluie, non ! C’est cette contre vérité qui tue le débat politique et démocratique depuis 1983, et on se demande pourquoi les tenants d’une économie “libre” se cachent derrière cet argument spécieux et inopérant, quand on se penche un peu sur la question. Lisez Jacques généreux ou Stiglitz par exemple; La liberté c’est le choix d’une ou plusieurs contraintes contre une ou plusierus autres.
        bien à vous
        J

        • Freephil dit :

          “Lisez Jacques Généreux […]” Sans nullement atteindre à son nom,qui l’oblige sans doute bien au delà de ce qu’il croît, l’économie administrée est une lubie bienveillante qui pour finir produit son contraire, une économie anémiée.

          Ce n’est pas par la pénurie qu’on nourrit tout le monde, au reste qu’elle est ce on, le deus ex machina de l’intérêt général, la technostructure démultipliée et perdue entre ses obligations de moyen et les petits malins qui a tous les étages en tirent profit. Briser ou tenter de, réduire, suspecter pour tout dire le riche, croyant ainsi nourrir le pauvre, mais c’est avec de telles lubies qu’on fait de la crise et réduit les richesses partageables. Atteindre à la propriété, n’est nullement promouvoir la seule égalité qui vaille, l’égalité politique formelle, c’est à dire celle que disent et délimitent des règles écrites opposables.

          Croyez-vous vraiment que des hauts-bureaucrates soient mieux à même d’investir qu’un investisseur ou un entrepreneur, tenu à des résultats probants, et à l’art de la démultiplication des pains ?

  11. negremont dit :

    UMP c’est de la merde M Sarkozy est un voyou

    voter et rejoignez le mouvement le parti socialiste

  12. JLD3 dit :

    “Sur ce point, je vous concède volontiers qu’il ne peut y avoir de fonctionnement normal du libre-échange que lorsque les Etats s’abstiennent de manipuler les monnaies. Or, aujourd’hui – ce n’était pas le cas dans les périodes les plus prospères du libre-échange – beaucoup de problèmes de compétitivité imputés au libre-échange sont clairement des problèmes d’ajustements monétaires.”

    C’est exactement le problème. Je n’ai rien contre la mondialisation, mais on ne peut jouer perpétuellement avec des tricheurs.

  13. Jim dit :

    Bon, tout ça est très bien, parler d’économie, de finance, de libre échange, de mondialisation, et du comment améliorer ce qu’il y a déjà place. Mais quelqu’un s’est-il déjà demandé si ce n’était tout simplement pas le modèle qu’il fallait changer? On parle de modèle économique? Et si un modèle basée sur la seule économie et la finance n’était pas/plus le bon modèle? A l’instar de ce que disais Marx dans son petit livre rouge, n’avons nous pas était au bout du capitalisme, après être passé par le communisme, le socialisme, le fascisme, et autre isme? Un nouveau modèle est il possible? Ne pouvons nous pas changer de paradigme? J’ai entendu des libéraux parler de revenu ou d’allocation universel, voilà quelque chose d’innovant? Peut-être que les politiques devraient prendre exemple sur ces fameuses sociétés dans le high-tech (Apple en tête) qui tentent d’innover chaque jour en créant la rupture, capable de se dire que tout est possible, même si ca n’existe pas encore?

  14. negremont dit :

    Thierry51 Sale UMP t’a choisi ton Camp continue comme ça mon pettit toi le niveau de UMP est encore plus pitoyable que le FN

    comparait a toi je suis Président et encore Président du Jumelage Isle 87 avec Gunzenhausen alors….. et toi t’est une Merde

    • anonyme dit :

      Negremont, cessez d’insulter les gens! ayez la dignité de votre fonction, c’est à se demander si vous n’êtes pas un militant UMP déguisé…
      Petite remarque supplémentaire, veuillez réviser votre orthographe et votre conjugaison.
      A bon entendeur…

      TH

  15. Françoise78 dit :

    A voir votre niveau culturel M.Negremont, on ne peut que constater l’échec flagrant du collège unique. Si vous pensez qu’il faut protéger l’économie française en instaurant un système protectionniste, il vous faudrait déjà apprendre à protéger notre patrimoine, j’entends par là notre langue. Avant que d’accéder à cette très haute responsabilité qu’est la présidence du “renommé jumelage d’Isle et de Gunzenhausen”, il vous faudrait peut-être repasser par la case départ, qu’est le retour aux “fondamentaux” comme l’on dit avec tant de grandiloquence de nos jours; pour faire plus simple, j’entends dans votre cas,l’orthographe. Intéressez-vous également à l’économie et à l’actualité. Si nous fermons nos frontières à la Chine, par exemple, croyez-vous que nous pourrons encore commercer avec elle et continuer à y investir ? (cf Co-entreprise Air liquide et Sinopec, par exemple).
    On ne se grandit pas à injurier les autres et je ne pense pas que ce soit la meilleure voie pour apporter une pierre à l’édifice de votre parti politique !!!
    Vous pourriez peut-être également lire le livre blanc- Le défi des investissements français en Chine.
    Il ne tient qu’à nous de savoir rester attractifs afin que se développent les investissements des IDE en France.

    • JJ.S dit :

      Ainsi, selon-vous, la France devrait continuer à avoir des frontières “passoires” en matière commerciale et se laisser “manger” toute crue par la Chine ?… Prenons l’exemple des Airbus que nous livrons plans en main aux chinois avec l’obligation d’en fabriquer une partie sur le territoire de ce pays. A ce jeux là, nous sommes largement perdants. Cette voie est suicidaire du point de vue économico-commercial.

    • JJ.S dit :

      Rectificatif : “A ce jeu là…”

  16. jeanne d'Arc dit :

    Savez vous qui manipule Sarkosy et Hollande?Ce sont les Milliardaires de la Finance et des grands patrons de Multinationales qui ont constitué un gouvernement mondial occulte dont Sarkosy et Hollande sont les Marionnettes . Cette oligarchie de millardaires veut
    créer un Nouvel Ordre Mondial dirigé par un gouvernement mondial officiel et hyper totalitaire! Ces hommes sataniques ont programmé d’asservir les peuples pour amasser toutes les richesses.Pour cela, ils veulent faire disparaître les Nations, toutes les cultures et toutes les classes moyennes pour en faire des populations de consommateurs misérablement rétribués .
    Arnaud Montebourg et Dupont Aignan devraient soutenir Marine Le Pen qui combat avec un incroyable courage la machine infernale de la mondialisation, machine à créer du chômage,de la précarité et de l’insécurité nécessaires aux mondialistes pour arriver à leur fin.

  17. JJ.S dit :

    Incroyable cette leçon que vous voulez donner aux protectionnistes Monsieur Madelin, sachant que ce sont vos idées “mondialistes” qui sont appliquées à notre pays depuis des années et que celles-ci ont largement prouvé leur nocivité et leur échec. Il est évident que le libre-échangisme mondial, par la concurrence étrangère et les délocalisations d’entreprises qu’il entraîne, détruit notre économie et nos emplois. Ce sont justement les pays qui protègent à juste raison leurs intérêts économiques vitaux qui réussissent le mieux et qui ont un taux de chômage moins élevé que les autres (Japon, Corée du Sud, Argentine, Brésil, Inde, etc.). Une économie forte est une économie DIVERSIFIEE et non pas SPECIALISEE. La France a besoin d’un secteur industriel important, car il est évident qu’il n’est pas possible employer l’ensemble du salariat français dans le secteur des services (qui se délocalise également), dans le tourisme ou dans les hautes technologies (croit-on que les pays “émergents” nous ont attendu pour cela ?). En outre, le protedctionnisme n’empêche nullement les échanges commerciaux , ainsi que l’innovation (le Japon le prouve). Il est grand temps d’en finir avec cette anarchie économique nommée “mondialisation” et de réhabiliter les frontières.

  18. jesuisunhommelibre dit :

    Je conseille aux défenseurs du protectionnisme d’aller sur la page indiquée par JLD : http://www.debateco.fr/sans-responsabilite-le-libre-echange-nest-quun-leurre#comment-446

    Vous verrez une carte du monde représentant les pays avec les risques environnementaux que chacun représente. Et vous pourrez constater une coïncidence plus que troublante entre les pays les plus respectueux des risques environnementaux et sociaux , les pays les moins corrompus et les pays les plus libéraux ! (Ce sont aussi ceux où il y a le moins de misère et de chômage).

    Comme le dit Sylvain Guyoton sur son site : “Sans responsabilité, le libre échange est un leurre”, que l’on doit compléter par “sans libre-échange (sans liberté) la responsabilité est un leurre”.

    Il règne une confusion entre monnaie et richesse. La richesse est une accumulation de biens et de services. Si avec 100 euros j’ai accès à plus de biens ou services qu’avec 200 euros (parce qu’acheté ailleurs), je suis plus riche.

    Dévaluer la monnaie appauvrit. Acheter à l’étranger enrichit. Et ceci est encore plus vrai pour les plus pauvres.

    La mondialisation créer plus d’emploi qu’elle n’en détruit (cf. l’Allemagne). Le chômage est un problème interne à la France (cf. Canada, Suède, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Australie …).

    Enfin, le protectionnisme est immoral puisqu’il est un rejet des plus pauvres : internes à la France (car moins de biens accessible), et externes.

    • JJ.S dit :

      “Acheter à l’étranger enrichit” écrivez-vous… Vous devriez tenir votre discours mondialiste aux ex-ouvrières de Moulinex, elles apprécieraient sûrement. Je persiste et signe une économie FORTE est une économie DIVERSIFIEE (et qui protège ses intérêts vitaux). Où voyez-vous que la France a une économie diversifiée ? Il y a quelques années oui, mais plus maintenant et il suffit de constater l’état dans lequel se trouve notre secteur industriel pour s’en rendre compte… Croit-on qu’il est intelligent d’acheter pour la gendarmerie des voitures de marque sud-coréennes ? Qu’il est normal que la France s’approvisionne en pièces détachées auprès de l’étranger pour du matériel militaire ? Que l’on choisisse une firme étrangère pour fournir à la RATP des rames de métro ? D’importer des tonnes de pommes du Chili, alors qu’en France on en produit près de chez nous. On marche vraiment sur la tête là et c’est totalement contraire au bon sens…
      Keynes disait “Ma sympathie va à ceux qui minimisent plutôt qu’à ceux qui exaltent l’interdépendance économique des nations. Laissons les marchandises être fabirquées maison chaque fois que cela est raisonnablement et pratiquement possible et, par dessus tout, laisser le financement demeurer principalement national” (National Self-Sufficiency, in The Collected Writings of John Maynard Keynes, vol. 21).
      Ces quelques liens donnent des indications :
      http://osonsallais.wordpress.com/20
      http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc
      http://www.france.attac.org/archivehttp://manifestepourundebatsurlelib
      D’autre part, on peut être favorable au capitalisme ET au protectionnisme.
      Mais au fait, quelle est votre profession ? Imaginez que l’on vous annonce, à la rentrée, que l’on supprime votre poste ? Que l’on vous demande de vous reconvertir en mécanicien ou vendeur; cela pour conserver votre emploi pour quatre fois moins cher, en Tunisie par exemple ? Si c’était le cas est-ce que vous tiendriez toujours votre discours “mondialiste” et sur la spécialisation ? Je ne le pense pas, non. Alors deux poids, deux mesures ?…

  19. citoyen du monde dit :

    Bravo pour cette excellente analyse. Cela me désole que les arguments que vous présentez de manière si claire ne soient pas plus visibles dans le débat public. Mais il est vrai qu’il est tellement plus facile d’adhérer aux critiques et pseudo-solutions simplistes des partisans du protectionnisme que sont messieurs Montebourg et Sapir pour ne citer qu’eux…
    Malheureusement, ce n’est pas avec l’économie enseignée au lycée que les mentalités des Français évolueront vers un discours rationnel.
    En espérant que vous saurez faire entendre votre discours…

  20. JJ.S dit :

    Tout est dit dans ce texte :
    “Jean Boudreau a commencé la journée tôt, ayant réglé son réveil-matin(fait au Japon) à 6 heures.
    Pendant que sa cafetière (faite en Chine) filtrait le café, il s’est rasé avec son rasoir (fait à Hong-Kong).
    Puis il s’est habillé avec sa chemise (faite au Sri Lanka), ses jeans (faits à Singapour) et ses chaussures (faites en Corée).
    Après avoir cuit son petit déjeuner dans son nouveau poêlon (fait en Inde) agrémenté de fraises (de Californie)et de bananes (du Costa Rica), il s’est assis, calculatrice en main(faite au Mexique), pour calculer son budget de la journée.
    En consultant sa montre (faite à Taiwan), il a synchronisé sa radio (faite en Chine), puis est monté dans sa voiture (faite au Japon) pour continuer sa recherche d’emploi, entre deux fermetures d’usines (en France).
    À la fin d’une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (fait en Californie) en écoutant Britney Spears (refaite aux USA!), pour accompagner son dîner congelé (fait aux USA), met ses sandales (faites au Brésil) et allume sa télévision (faite en Indonésie), et puis se demande pourquoi il n’arrive pas à se trouver un bon job payant, ici en France”…”

    • CPO dit :

      Belle démonstration… mais le salut de Jean Boudreau ne serait il pas plutôt dans le service et l’innovation que dans la manufacture style 19e siècle…

      • JJ.S dit :

        A CPO. Tss, tss, l’un n’empêche pas l’autre. Pourquoi voudriez-vous que la France continue cette FOLIE de politique de désindustrialisation ?… Absurde, totalement absurde…

  21. christophe léonard dit :

    Je voudrais dire à mon camarade Nègremont qu’il doit convaincre ses adversaires par des faits politiques réels et pas par des invectives complètement stupides… Tu es fier d’etre l’animateur fédéral du ps, et tu dis représenter les socialistes à isle, eh bien permets moi de te dire que tu me fais honte parce que ton comportement n’est pas à la hauteur de tes fonctions. Je vais voter François Hollande dans quelques jours mais sérieusement maxime, apprends à grandir et surtout à ne pas faire de fautes d’orthographe, car c’ est encore pire que ta vulgarité. (et meme si tu travailles au conseil general de la haute vienne, j’ai pas peur de te dire ce que je pense de toi).

    Fraternellement,, christophe léonard, de la zup de l’aurence (Limoges).

  22. Maxime NEGREMONT dit :

    Si vous vous voulez tout savoir sur moi
    Prénom Nom :
    Maxime NEGREMONT

    Vit à :

    LIMOGES, France

    Né le :

    10 sept. 1989 (24 ans)

    Je suis Président du Jumelage a Isle et j’ai intention d’être Maire un jour alors pour la vulgarité et fautes ortographes j’ai autre chose a glander

    fier d’etre socialiste c’est une étiquette pas comme vous

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