Non, Manuel Valls, la gauche ne mérite pas la TVA sociale !

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Manuel Valls persiste et signe avec une tribune affirmant que « oui, la TVA sociale est une mesure de gauche » publiée dans Les Echos de ce vendredi. En fait, M. Valls, qui n’est pas sans talent, tente de naturaliser à gauche une proposition sans originalité ni fondement qu’il a eu tort d’emprunter à la droite et au patronat. Il est possible de souhaiter une augmentation de TVA, mais l’argumentaire qui tend à faire passer cette idée pour « sociale » ne tient pas la route.

Reprenons ses arguments.

 1)     Pour Manuel Valls, il s’agit de « frapper les produits d’importation socialement irresponsables ». On est hélas bien obligé de rappeler que ce ne sont pas les produits importés qui paieront mais leurs acheteurs français. Comme le dit la sagesse fiscale « si vous mettez un impôt sur les vaches, ce ne sont pas les vaches qui paieront les impôts ». Contrairement à ce que certains affirment à droite, les tee-shirts importés de Chine ne financeront pas notre protection sociale. Quelle que soit l’alchimie fiscale choisie, l’addition de notre protection sociale sera toujours payée par le même nombre de Français.

Au reste, la qualification de produits « socialement irresponsables » ne lasse pas d’étonner. Ces produits sont ceux qui enrichissent des pays plus pauvres que nous, qui à leur stade de développement bénéficient de l’avantage comparatif du coût de leur main d’œuvre. Ce qui est « socialement irresponsable » pour les pays riches est socialement bénéfique pour les pays pauvres. (On pourrait d’ailleurs ajouter que ces importations peuvent aussi contribuer à nous enrichir. Comme le remarquait le ministre chinois du commerce extérieur, pour pouvoir acheter un Airbus à la France, il faut bien vendre quelques millions de chemises aux français !).

2)     Pour Manuel Valls, la TVA sociale « améliorerait la compétitivité des entreprises et rapporterait près de 10 milliards d’euros dès 2012 ».

C’est séduisant mais malheureusement, c’est faux. Pour les thuriféraires de la TVA sociale, l’amélioration de la compétitivité des entreprises résulte du fait que les recettes additionnelles de TVA  sont affectées à la diminution du coût du travail. Elles ne peuvent donc servir deux fois, c’est-à-dire à améliorer la compétitivité du travail des entreprises ET à rééquilibrer les comptes publics (à moins d’être divisée en deux, ce qui reviendrait à un impôt sur les français destiné à d’une part subventionner les entreprises et d’autre part réduire la dette).

3)     Selon Manuel Valls toujours, une TVA sociale permettrait de se protéger « des risques de délocalisations en réduisant le coût du travail ».

Un bref calcul montre que c’est une illusion. Imaginons une hausse de deux points de TVA. Cela représente environ 13 milliards d’euros. En simplifiant à l’extrême, cela représente une diminution d’un peu plus de 6% de la totalité de charges sociales payées par les entreprises (210 milliards), soit 1,75% du coût du travail total. C’est-à-dire par exemple pour un produit à 20% de main d’œuvre cela représente une baisse effective des prix de 0,35%. Il faut beaucoup d’imagination pour penser qu’une variation aussi faible, dans une situation de concurrence avec des pays où le coût du travail est de 3 ou 5 fois moins élevé puisse avoir un impact sur les délocalisations ! Au surplus, une telle manipulation fiscale est dérisoire par rapport aux variations des changes : plus ou moins 8% pour la parité euro/dollar depuis début septembre 2011.

Au bout du compte, la TVA sociale n’est qu’un transfert de charges des entreprises vers l’ensemble des français. Son seul effet serait de renforcer des politiques d’exonération de charges sur les bas salaires qui se sont révélés largement illusoires, coûteuses et contre productives.

Destinées à soutenir les entreprises de main-d’oeuvre pour faire face à la concurrence, les politiques d’exonération de charges ont été plafonnées (aujourd’hui 1,6 Smic). Résultat, un effet de cliquet qui enferme aujourd’hui deux salariés sur trois dans une zone de 1 à 1,6 Smic et qui provoque une dangereuse « smicardisation » de notre société. On s’étonne que Manuel Valls baptise de « socialiste » une telle politique de subvention des bas salaires!

Manuel Valls est sans doute socialiste, peut-être « social droitier » mais sûrement pas « social libéral » comme on le qualifie parfois. Etre libéral exige un peu plus de rigueur intellectuelle. Et s’il faut assurément doper notre compétitivité, les libéraux refusent les baisses artificielles du coût du travail à coups de subventions publiques (… en l’occurrence payées par le consommateur). Elles donnent le sentiment qu’avec la mondialisation, l’avenir est au salarié low cost. Le vrai secret de la compétitivité est ailleurs : dans la qualité, la créativité, l’innovation, la qualification et l’investissement.

18 Reponses à Non, Manuel Valls, la gauche ne mérite pas la TVA sociale !

  1. dutronc dit :

    Bonjour Monsieur

    je vous écrit de Limoges pour vous dire qu’on est fier de vous qu’on vous supporte qu’on vous apprécie et que les jeunes populaires et UMP de Limoges est là pour vous M Emmanuel Prévot s’est présentée à une circonscription il à été battu votre soutien lui apporterait beaucoup bravo et merci

    • klier dit :

      je sais pas si c’est une fripouille M Madelin c’est bien de vous soucier de votre parti voilà quelqu’un qui et fier de faire quelque chose insulter M Dunoyer il faut etre dénoyauté pour ça

  2. DUNOYER dit :

    Comment peut on encore inviter un débile comme vous sur les plateaux tv.
    Madelin c’est 40 ans d’échec, de baratin, de bétise.

    Plus personne ne parle de vous, feu ministre de l’économie, médiocre
    personnage que vous êtes gavé par cette société de consommation qui va vers sa fin.

    Petite tête que vous êtes, ne retenez que ce principe :

    tout ce que le capitalisme pourra faire pour faire toujours plus d’argent il le fera et donc s’autodétruira.

    C’est la seule phrase qui peut et doit rentrer dans votre tête de crétin.

    Retournez donc dans la poubelle où la droite vous a mis, vous y êtes très bien.

    • aubry dit :

      Ce n’est pas par l’invective que l’on dialogue,ce procéder relève de la dictature intellectuelle.Ceci dit;vous auriez pu expliciter votre pensée en faisant observer à Monsieur Madelin que sa démonstration du bien fait de la mondialisation,à partir de son phone était nulle:Apple 25 000 ingénieurs travaillant aux USA=250 000 Chinois travaillant en Chine pour cette marque= 250 000 emplois perdu par les USA CQFD pour les autres industries des autres domaines

      • Steph dit :

        L’exemple d’APPLE est au contraire un parfait exemple de ce qu’il faut comprendre de l’évolution de l’économie mondiale à la suite de la chute des dictatures Communistes en Asie et d’Extrême Droite en Amérique Latine.

        Steve JOBS a embauché Tim COOK chez APPLE afin de réorganiser les méthodes de production. Auparavant les produits APPLE étaient fabriqués par APPLE aux USA. Le résultat ? Des produits si chers qu’évidemment la part de marché d’APPLE était tombée très bas dans les années 90 face à la concurrence des PCs faits en Asie. Aujourd’hui les concurrents d’APPLE ont de la difficulté à parvenir à fabriquer des tablettes tactiles équivalentes à un meilleur prix que celui d’APPLE.

        APPLE s’est recentré sur deux éléments clefs pour les clients : la qualité de la conception des produits et la qualité de la vente et du service après vente. D’où l’investissement sur le design produit, le développement logiciel, la vente en ligne et le réseau de boutiques en propre.

        Les produits APPLE sont seulement assemblés en Chine par des sous-traitants. La majeure partie des composants d’un produit APPLE sont fabriqués un peu partout dans le monde : les batteries au Japon, les processeurs Intel en Israël, les processeurs des iPhones en Corée, les puces GSM en Allemagne, le logiciel en Californie, etc…

        Peu à peu, face aux coûts d’investissement de plus en plus élevés (parce que les usines de production de composants électroniques ou d’écrans sont de plus en plus complexes) et afin de réduire les coûts de production, une spécialisation industrielle s’est effectuée dans différents pays du monde. Sans ce processus, les prix de vente des produits électroniques seraient si élevés qu’ils ne pourraient qu’être réservés à une petite élite, comme les premiers téléphones portables en 1992. Donc tout le monde serait perdant puisque quasiment personne ne pourrait s’offrir un iPhone et les volumes produits seraient donc très faibles.

        La Chine s’est spécialisée sur la production à main d’oeuvre intensive, non seulement parce que les coûts salariaux sont faibles (en partie à cause du taux de change), mais également parce que la Chine peut fournir une main d’oeuvre abondante pour produire rapidement des dizaines de millions d’exemplaires d’un vêtement, d’une paire de chaussures de sport ou d’un gadget électronique.

        La chance, ou le coup de génie, de l’Allemagne, c’est de s’être spécialisé dans le secteur des machines outils. Autrement dit, dès qu’une usine se crée dans le monde, que ce soit en Europe, en Chine ou ailleurs, la plus grande partie des machines de l’usine viendront d’Allemagne ! L’Allemagne gagne donc à tous les coups !

        Croire que l’on peut revenir sur la mondialisation à niveau de vie égal est un mirage. La production en Europe de ce qui est aujourd’hui fabriqué en Chine rendra ces produits inaccessibles au plus grand nombre.

        La France est devenue le pays de l’industrie agro-alimentaire, des produits de luxe, des cartes à puce, de l’ingénierie pétrolière, des SSII. Des secteurs ou paradoxalement l’État n’intervient quasiment pas.

        Ce qu’il manque à la France ?
        D’abord, comme APPLE, se concentrer sur la conception, la communication et la distribution plutôt que sur la production à bas coût. Et donc motiver les Ingénieurs à ne pas finir dans les banques pour développer des algorithmes de mathématiques financières optimisant la spéculation stérile, mais à plutôt aller travailler dans l’industrie pour inventer des produits innovants. Comment ? Par des salaires attractifs (les salaires dans l’industrie Suisse sont élevés et pourtant la Suisse ne connait pas la désindustrialisation de la France). Il manque également de bons techniciens formés via l’apprentissage.

        Enfin, APPLE a réussi depuis 10 ans surtout grâce à un patron visionnaire, entrepreneur et expert de son secteur. Il faudra bien en France en venir à favoriser la création d’entreprise par rapport aux stratégies patrimoniales. Arnault, Pinault, Bettencourt, etc… : une France d’héritiers, de raiders financés grâce à leurs soutiens politiques. Quant aux patrons du CAC 40, beaucoup d’anciens Directeur de Cabinet de Ministres qui prétendent à diriger une entreprise dans laquelle ils n’ont pas faits carrière.
        Où sont les équivalents de Bill Gates, Larry Ellison, Mark Zuckerberg, Jeff Bezos, etc….
        Les entrepreneurs existent en France mais les structures pour prendre le risque de financer leur développement sont inexistantes !

  3. dutronc dit :

    DUNOYER on se doute de votre commentaire que vous ete un militant PS vous l’imbécile et le con que vous ete qu’est ce que vous faite sur le site Madelin pour insulter vu tes insultes t’a pas trop grandi t’est qui toi Hollande ou Aubry si t’a envie insulter Madelin fais le en façe de lui ou par commentaire ça demande du courage tu fais dans ton froc

  4. dutronc dit :

    éspece de gros mongol t’a quoi t’a dans ta tete elle est vide le baratin la betise et échec c’est toi qui le cret prouve tes paroles pour dire que c’est VOYOU

  5. Antoine dit :

    Je ne sais pas pourquoi votre analyse ne me semble pas pertinente:
    - Aveuglement ideologique (la TVA sociale est une barriere douaniere legale adoptee avec un certain succes par l’Allemagne)
    - Non prise en compte du probleme le plus aigus pour La France: le deficit enorme et croissant de sa balance commerciale et son incapacite (a la difference des pays Anglosaxons) de laisser sa monnaie retablir les grands equilibres
    - Analyse globale ignorant l’impact sur les comptes des entreprises a forte main d’oeuvre soumises a la competition internationale
    - Non prise en compte des impacts dynamiques d’une telle mesure et aussi de son impact sur les activites non soumises a la competition internationale

    Prenons le cas du secteur automobile et imaginons que la TVA sur les automobiles soit augmentee de 4% et que l’ensemble des recettes soit utilise pour payer les charges sociales des employes de l’industrie automobile:
    - Une voiture fabriquee a l’etranger (Francaise ou pas Francaise d’ailleurs) voit son prix augmenter de 4% en France et paie pour le systeme de protection social Francais
    - Une voiture fabriquee en France (de marque Francaise ou pas Francaise) voit son cout de revient hors taxes diminuer de maniere tres importante (assiette plus petite) disons de l’ordre de 8% (en supposant que la moitie des automobiles sont fabriquees en France) et son prix taxes comprise baisse de 4% environ
    Compte tenu de l’elasticite de la demande, cela aura un impact marque sur la demande ddes modeles fabriques en France
    Compte tenu des faibles marges de l’industrie automobile, l’impact comptable est tres important
    De plus, cela augmente aussi la competitivite des automobiles fabriqquees en France a l’exportation (environ 8% dans le cas choisi).
    Bien sur, le reconquete du marche interieur viendrait diminuer l’effet de levier mentionne…mais bien sur,, le regain d’activite apporterait des resources supplementaires qui permettraient de reequilibrer les comptes.
    Est ce que le consommateur paierait?
    - Oui, s’il continue a acheter les voitures faites a l’etranger
    - Non, il economiserait s’il achete une voiture fabriquee en France
    Est ce une mesure protectionniste?
    - Au contraire! Etendre le cout du systeme social a la consommation permet de retablir une concurrence loyale entre la production en France et les importations. Le systeme de protection sociale sont des services CONSOMMES
    - Elle est compatible avec la legislation Europeenne (et pratiquee avec succes par l’Allemagne)
    Est elle susceptible d’ameliorer la situation de notre balance des paiements? de relancer la croissance en France?
    - Oui, elle est un incentif tres puissant contre les delocalisations de fabrications d’automobiles dans le cas pris
    Autre effet induit qui devrait vous plaire:
    - L’activite en France est constituee d’activites soumises a la competition et d’activites beneficiant de barriere a la competition (mono/oligopoles, positions dominantes, comportements anticompetitifs…). En s’appliquant au prix de vente et non au cout de la main d’oeuvre, elle favorise les premieres et penalisent les secondes (s’applique au marge, pas seulement aux couts de main d’oeuvre). Elle renforce donc la competitivite de la France puisqu’il est bien connu que les activites non competitives penalisent les activites competitives

    Bien sur, bien des points de mon argumentaire ecrit rapidement peuvent faire debat, mais je suis sur que vous conviendrez que la TVA sociale est une piste interessante a poursuivre et que votre analyse quantitative ne rend pas justice aux bienfaits qu’une telle mesure pourrait avoir.

    (J’ai trouve votre exemple choisi hier soir sur FR3 juste mais seulement pertinent pour une partie assez limitee de l’activite: il y a beaucoup de secteurs d’activite ou la delocalisation s’accompagne d’un transfert de technologie important qui hypotheque l’avenir)

    Au dela de la crise mondiale, le grand desiquilibre de la balance des paiements de la France est ce qui menace le plus les Francais et leur niveau de vie.

    • lazaro dit :

      vous avez évoqué une raison j’ai écouté l’émission de fr3 hier soir à mon avis le problème majeur est la monnaie l’euro est bien trop fort
      les pays qui s’en sortent le mieux par exemple la Suède sont ceux qui ont gardé leur monnaie nationale tout en restant dans la zone euro. Les Américains demandent aux Chinois de réévaluer leurs monnaie mais en vain

    • lazaro dit :

      vous avez évoqué une raison j’ai écouté l’émission de fr3 hier soir à mon avis le problème majeur est la monnaie l’euro est bien trop fort
      les pays qui s’en sortent le mieux par exemple la Suède sont ceux qui ont gardé leur monnaie nationale tout en restant dans la zone euro. Les Américains demandent aux Chinois de réévaluer leur monnaie mais en vain

  6. Antoine dit :

    Il est illusoire d’esperer que l’Allemagne adopte une strategie de monnaie faible. Il existe 2 options:
    - Quitter l’euro avec les consequences…
    - S’armer face a la competition allemande et la TVA sociale est une arme (demandez a Continental, ils n’auraient probablement pas fermes leurs usines en France)

    En fait, une decision europeene introduisant un taux de TVA variable directement correle a la balance des paiements (negatif si excedent, positif si deficit) permettrait d’aller vers une convergence Europeenne sans passer par des sorties de l’euro, des restructurations de dettes comme avec la Grece…
    L’utilisation des fonds collectes en France (deficit enorme) pourrait etre partager entre TVA sociale, reduction de la dette et investissements strategiques

  7. Bruno dit :

    Dans l’idéal, il ne faudrait pas se contenter de transférer quelques points de charges sociales, mais faire une quasi suppression, qui pourrait passer par des mesures complémentaires à la TVA sociale pour le financement :
    - la TVA à 5.5% dans les secteurs spécifiques aidés est destinée à abaisser le coût de la main d’oeuvre : ces dizaines de milliard (batiment,…) n’auraient plus lieu d’être
    - de nombreux secteurs (agriculture, saisonniers) ou catégories (jeunes, chomeurs de longue durée) disposent d’exonérations spécifiques qui n’auraient plus lieu d’être si les charges sociales avaient quasi disparu
    - la réduction Fillion sur les bas salaires disparaitrait et ne serait plus une trappe à bas salaires
    - les entreprises qui ne joueraient pas le jeu de la baisse des prix verraient mécaniquement leur IS augmenter de toutes façons

    Ensuite, il est clair que ce ne sont pas 2 points de TVA qui suffiraient pour combler la différence…

    Mais imaginez les effets positifs : les charges sociales peuvent vite représenter plusieurs dizaines de % des coûts d’une entreprise, j’aimerais bien connaître la moyenne française. Sur les entreprises utilisant beaucoup de matières premières, la part est forcément plus faible (peut-être 10 ou 20% ?).

    Mais imaginez que l’on parvienne à réduire les charges patronales de manière à récupérer 5 ou 10% de CA. C’est souvent plus que le bénéfice annuel des entreprises. C’est souvent ce qui manque aux entreprises pour investir dans du nouveau matériel et devenir plus compétitives. Et donc mécaniquement créer des emplois.

    Au niveau de notre entreprise, nous nous battons sur des produits relativement simples, y compris par rapport aux chinois. Et bien 5 ou 10% de baisse de prix, c’est ce qui nous manquerait pour attaquer des marchés export plus facilement et sans doute doubler les ventes.

    C’est une mécanique bien connue dans l’aéronautique où seuls 2 acteurs majeurs sont présents.
    Quand les 2 acteurs vendent au même prix, mettons 50, leurs ventes sont équilibrées à 50/50
    Quand ils sont subventionnés, même de manière « mineure » en apparence, à hauteur de 5 ou 10%, les ventes ne bougent pas de 5 ou 10%…. mais beaucoup plus ! Du coup si les prix passent à 50/45, les ventes seront sans doute 80/20 ou 90/10 ! Le gain est énorme, pour une petite subvention à la base.
    Ce sont des mécanismes financiers bien connus des économistes.

    Ensuite, montrer en exemple des produits coutant soit-disant 3 ou 5 fois moins chers pour dire que c’est irrattrapable, c’est de la mauvaise foi qui ne concerne soit qu’une fraction des échanges mondiaux, soit une tentative de comparaison de pommes avec des oranges. Le plus souvent, les écarts s’expliquent par une différence de qualité ou de service, les normes et habitudes faisant que l’on produit souvent un produit sur-qualitatif en France. Un petit changement de mentalité serait bienvenu. Mais hélas, les producteurs ont peur, car lorsqu’on produit de la merde, on est vite inquiété par des retours, des garanties, etc… alors qu’un produit chinois de mauvaise qualité partira en perte à la benne :-)

  8. Antidemago dit :

    @Bruno – Vous proposez de retirer le filet social, gageant que l’excédent de bénéfices servira à investir et embaucher. Mais ne soyons pas trop naïf. Il est vrai que les dividendes ont atteint des niveaux trop élevés dans un contexte de surenchère pour attirer les investisseurs. Il ne faudrait pas que la baisse des charges serve exclusivement la rémunération de l’actionnaire.

    Une baisse de charges de 10% doit s’accompagner d’une obligation de participation aux bénéfices pour les salariés. Pour l’investissement, nul besoin de contraindre. Les conseils d’administration en comprennent l’intérêt.

    Aussi qui dit baisse de charges dit baisse du budget de la sécurité sociale. Il faut donc trouver le moyen de maintenir la prestation, voire de l’améliorer, avec moins. Cela revient à s’attaquer à la démagogie du nombre: 4500 hôpitaux (majoritairement médiocres) pour un besoin réel de 2500 hôpitaux performants.

    Le même raisonnement pour la sécurité et l’enseignement.

    On n’est pas sortis de l’auberge.

  9. negremont dit :

    Bonjour

    VIVE LE SOCIALISME REJOIGNEZ NOUS AU PS

    MAXIME NEGREMONT PRESIDENT JEUNES SOCIALISTES 87

  10. PP dit :

    Bonsoir,

    encore une fois, j’admire votre discours.
    Votre réflexion de la problématique économique française est bonne.
    Malheureusement il y a du chemin pour faire comprendre au peuple français, que seul la rigueur budgetaire, et une monnaie forte, et un gage de liberté des peuples et de son enrichissement et de son développement.
    La fuite en avant démagogique d’un retour au FF faible pour dévaluer compétitivement est une erreur qui a plongé la France dans un marasme économique qui a créé 4 millions de chomeur en 30 ans, qui a appauvri les salariés d’aujourd’hui.
    Pour rappel, une monnaie faible c’est de l’inflation, et si les augmentations de salaire depuis 30 ans, on permis de cacher l’appauvrissement des gens, les faits sont là aujourd’hui. Tout le monde est content de voir augmenter son salaire. Sauf que le nombre sur la fiche de paye n’est qu’un nombre, et n’est absolument pas le reflet du pouvoir d’achat. Le jour, où les gens comprendront ça, les gens simples ne se feront plus spoliés de leur maigre richesse. Parce qu’il faut être éduqué pour comprendre que l’inflation c’est une perte de valeur de la monnaie.
    Et les socialistes peuvent hurler à tout vent que le salut est dans l’assistanat, moi je dis qu’un monde plus simple, ou 1€ de l’an 2000 vaudrait 1€ en 2100, serait la meilleure chose pour tout le monde. Mais bien sûr, il faudrait déjà commencer par payer rubis sur ongle toutes les factures démagogiques des politiques.

  11. negremont dit :

    PP DE UMP tu va pleurer et perdre en 2012 parce que vous ete des voleurs des vouriens et des hypocrites et en dehors de la réalité
    fier d’etre socialiste

  12. negremont dit :

    PP regarde et dis a M Madelin de regarder et revoir Le CONGES PARENTAL y’en à des ABUS t’aime ça te faire voler UMP

    viens je t’attend a la Federation du 87 franchement tu viendras pas t’est une poule mouillée t’a peur

  13. le Prolo du Biolo dit :

    Habituellement je suis radicalement opposé aux positions de Mr Madelin, mais là il faut reconnaître que son analyse est plus que claire et évidente.

    Cette histoire de TVA sociale et surtout les prétendus avantages qui lui sont accrochés est un vaste fumisterie.

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