Analyses

UNIR POUR AGIR, un programme d’action pour 2017… ou avant

couv-unirpouragirfdb123x150pxvignetteune

 « C’est bien de donner vos analyses, mais ce serait mieux de nous dire ce que vous feriez si vous étiez au pouvoir!». Cette question m’est si souvent posée qu’elle me fait obligation d’y répondre.

A partir d’un constat, celui de lassitude d’un grand nombre de français devant le spectacle de l’impuissance publique et des oppositions stériles d’une classe politique jugée largement incompétente et tournée vers elle-même.

Avec l’idée aussi que les clivages inutiles et les postures démagogiques empêchent les pédagogies et les progressions nécessaires.

Avec enfin la conviction qu’il existe beaucoup de réformes nécessaires et possibles qui peuvent aujourd’hui rassembler les plus sages au-delà des appartenances partisanes.

Je me suis donc glissé quelques instants dans le rôle d’un candidat à l’élection présidentielle de 2017 pour écrire ce programme que je publie sur ce blog en trois parties (que l’on pourra aussi consulter sous forme d’ebook)

Alain Madelin dans La Tribune des Décideurs

Alain Madelin - La tribune des Décideurs 26 01 15-1

Sur le plateau de La Tribune des Décideurs de Thomas BLARD du 26 janvier 2015, Alain Madelin est interviewé à propos de divers sujets d’actualité dont la situation grecque :

Pour voir l’émission cliquez ici

 

« L’austérité est une politique sans espoir, ce n’est pas une politique libérale »

Politique d'austérité en Europe

Sur le site Atlantico.fr,  Alain Madelin revient sur la politique parfois dite « libérale » suivie par le gouvernement :

« Pour le libéral et ancien ministre de l’Economie et des Finances Alain Madelin, la politique d’austérité budgétaire imposée à la France rapproche le pays d’un scénario similaire à celui que connaît la Grèce.

Atlantico : Cette semaine a été marquée par la loi croissance et activité présentée par le ministre de l’économie Emmanuel Macron, loi globalement perçue comme étant de nature libérale. Portez-vous un jugement bienveillant sur son contenu ? Et plus généralement sur l’orientation économique prise par le gouvernement ?

Alain Madelin : Non. Fondamentalement, la loi Macron est une loi d’affichage politique qui répond aux exigences de Bruxelles. Cette loi fait le service minimum. Car il est évident que le travail de quelques dimanches de plus ou les quelques modifications périphériques du statut de telle ou telle profession n’auront rigoureusement aucun impact sur la croissance.

Une politique pro-croissance et pro-capital est nécessaire et possible

Créativité

Dans la newsletter Détroyat Associés, Alain Madelin montre comment seule une politique de reflation capitaliste peut éviter les souffrances et les désordres de la déflation salariale et de l’austérité.

Détroyat Associés : Le capital n’a pas bonne presse en France. Quelle en est la raison ? N’en n’avons-nous pas besoin pour assurer la reprise économique ?

Alain Madelin : Si le  capital n’a pas bonne presse en France, n’oublions pas que l’épargne  – qui n’est qu’un autre nom donné au capital est, elle, populaire.

Cela étant, nous traversons une époque de fort ralentissement économique, voire de croissance zéro. Or, génétiquement, culturellement, nous vivons encore partiellement sur l’héritage de la civilisation agricole, marquée par des siècles sans croissance où la richesse – le capital – provenait de la violence, du pillage ou de l’exploitation d’autrui. D’où la condamnation morale du profit par les Eglises encore très prégnante dans nos mentalités. En fait, l’acceptation des inégalités et du capital est très liée à la croissance car au fond, dans une situation de forte croissance, chacun peut se dire : « les inégalités et la possession par certains d’un fort capital m’importent peu si j’ai le sentiment que ces derniers conduisent un TGV dans lequel je peux monter ». Après tout, si Bill Gates ou Steeve Jobs sont loin devant en matière de revenus, mais si leur activité favorise une forte croissance qui bénéficie à tous et que personne ne reste à quai, dans ce cas-là, le capital a bonne presse, il apparaît utile et les inégalités elles-mêmes, semblent « fécondes ».

« Laissez-nous faire! »

ALAIN MADELIN

Après près d’un an d’absence, Alain Madelin revient défendre le libre échange, la liberté de choix et d’action à travers cet article initialement publié dans Le Figaro du 29 novembre 2013.

Cet article est le « Coup de coeur » de Michel Field du 29 novembre sur LCI matin.

Le Figaro : L’impopularité de l’éxecutif est historique, la jacquerie fiscale se propage, le chômage est au plus haut. Vit-on une crise de confiance généralisée ?

Alain Madelin : Nous sommes entrés dans des temps révolutionnaires.
La révolte des bretons contre les taxes qu’on veut imposer sur leurs routes et les frondes qu’elle a libérées en sont le signe avant-coureur.
Le pouvoir d’ailleurs ne s’y est pas trompé. Pour reprendre le contrôle d’une situation qui lui échappe, voici qu’il annonce précipitamment une remise à plat de notre fiscalité en tentant de canaliser le débat entre les partenaires sociaux et les parlementaires.

L.F: En quoi le mouvement social des bonnets rouges se distingue-t-il de ceux que nous vivons périodiquement depuis des décennies en France?

Lorsque l’exception fiscale française devient une norme durable, cela créé un cataclysme économique

pigeons

Au-delà de la réaction des pigeons, qui illustre quelques cas particuliers, le problème de fond est celui d’avoir transformé un slogan politique simpliste en mesure gouvernementale : «les revenus du capital devrait être taxés comme les revenus du travail».

 

Partagé par la droite et par la gauche, ce slogan réalise une fausse symétrie : les revenus du capital ne sont pas du tout de même nature que ceux du travail. Cette erreur d’analyse entraîne aujourd’hui un cataclysme fiscal. Je rappelle que le capital c’est de l’épargne, et l’épargne c’est du travail accumulé qui a déjà payé l’impôt sur le revenu.

Réouverture de la chasse aux Roms

Roms

Dans un billet d’actualité, « Réouverture de la chasse aux Roms » publié par le Huffington Post, Alain Madelin revient sur la vraie « Règle d’or », celle de la philosophie, celle qui est à la base de toutes les morales ; qui est inscrite dans la nature humaine ; celle qui est à la source de nos droits de l’homme et qui préside à l’idée de justice sociale ; celle qui consiste à se mettre à la place d’autrui pour dire « faites aux autres ce que vous voudriez qu’ils fassent pour vous dans la même situation ». (A tous les autres lorsque celle-ci implique plusieurs protagonistes). Ou encore sous une autre forme : « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’ils te fissent dans la même situation ».

LA CSG SOCIALE EST UNE FAUSSE BONNE IDEE, TOUT COMME LA « TVA SOCIALE »

CSG sociale

Tous ceux qui ont aimé la « TVA sociale », adorent aujourd’hui la CSG sociale dont le gouvernement a imprudemment tracé la perspective.

En revanche, ceux qui – comme moi  -ont  combattu les projets de « TVA sociale » ne peuvent qu’être hostiles à la « CSG sociale » car la plupart des arguments hier opposables au transfert d’une partie des cotisations sociales vers la TVA valent aujourd’hui pour un transfert vers la CSG[1].

 

Tout comme pour la « TVA sociale », le coût politique d’un tel transfert vers la CSG serait très élevé pour un gain de compétitivité dérisoire, provisoire et illusoire.

Interview d’Alain Madelin dans Les Echos du 23 avril 2012

Les_echos

« Le futur président se heurtera au choc des réalités » 

L’ancien ministre de l’Economie juge que la campagne n’a pas traité les questions de fond et que la stratégie « clivante » de Nicolas Sarkozy n’était sans doute pas la bonne. L’ancien ministre de l’Economie juge que la campagne n’a pas traité les questions de fond et que la stratégie « clivante » de Nicolas Sarkozy n’était sans doute pas la bonne.

LES ECHOS : Comment analysez-vous les résultats de ce premier tour ?

Alain MADELIN : La France n’échappe pas à la règle qui veut que tous les gouvernants qui se représentent soient désavoués dans les urnes. Mais il faudra s’interroger sur la stratégie de clivage, d’exaltation d’un protectionnisme français et de rejet de l’Europe libérale adoptée par le président sortant. Quant au score de Marine Le Pen, il montre qu’à trop légitimer le protectionnisme, on court le risque de trouver plus protectionniste que soi.

Enfin une initiative européenne de croissance ; la France absente

Europe

C’est un événement fort dont on a peu parlé : la lettre envoyée par 11 premiers ministres européens conservateurs et libéraux à Herman Van Rompuy et Manuel Barroso pour préparer le prochain sommet européen et proposer une initiative de croissance. Signataires : les premiers ministres de Grande Bretagne (David Cameron, des Pays-Bas (Mark Rutte), de l’Italie (Mario Monti), de l’Estonie (Andrus Ansip), de la Lettonie (Valdis Dombrovskis), de l’Irlande (Enda Kenny), de la République Tchèque (Petr Necas), de la Slovaquie (Iveta Radicova), de l’Espagne (Mariano Rajoy), de la Suède (Fredrik Reinfeldt) et de la Pologne (Donald Tusk).