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Forcer la convergence franco-allemande, c’est rendre un mauvais service à l’Euro
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Interview d’Alain Madelin dans Les Echos du 23 avril 2012
23 avril 2012 par Alain Madelin -
Enfin une initiative européenne de croissance ; la France absente
29 février 2012 par Alain Madelin -
Prime pour l’emploi : déshabiller Pierre pour habiller Pierre
24 février 2012 par Alain Madelin
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La TVA sociale : un hold-up patronal sur le pouvoir d’achat des salariés
François Fillon a annoncé jeudi que l’instauration de la TVA sociale serait « soumise au Parlement en février ». La majorité reste divisée tandis que la gauche unanime dénonce une mesure uniquement favorable au patronat. Alain Madelin n’y voit qu’une mesure au lourd coût politique pour une efficacité économique minime.
Euro ? Cherchez l’erreur
L’euro fait débat. Souffre-t-il d’un vice de construction ? A-t-on oublié de constituer un gouvernement économique de la zone euro à ses côtés ? Est-il par construction une erreur ? A-t-on commis des fautes dans sa mise en œuvre ?
Comme ministre de l’économie et des finances ayant initié en 1995 le programme de réduction des déficits publics (5% puis 4%, 3%… de déficit/PIB) qui a permis de qualifier la France pour l’euro, je suis associé à sa construction. Et il est clair pour moi que nous ne nous sommes pas donné les moyens dans la décennie 2000-2010 de réussir l’euro. Que de nombreuses erreurs ont été commises.
J’ai eu la curiosité de relire mes analyses et mes positions sur l’euro depuis les prémisses de la monnaie unique jusqu’à la création de ce blog. Franchement, je pense avoir fait les bonnes analyses et expliqué pourquoi les politiques suivies allaient inéluctablement conduire à une crise de l’euro.
J’en livre ci-après quelques extraits aux lecteurs de ce blog.
Comme l’avait très justement dit l’ancien patron de la Bundesbank, Karl Otto Pöhl, l’euro aurait dû s’accompagner d’une politique « de déréglementations, de privatisations, de bas taux d’intérêts et d’allègements fiscaux ». Bref, on aurait du accélérer les politiques libérales en Europe.
On a fait tout le contraire. Et cela est particulièrement vrai de la France.
C’est dire que la difficile sortie de la crise de l’euro exige – et exigera – un retour des politiques libérales en Europe.
Merkel-Sarkozy : un accord pour rien ?
Les commentateurs et les marchés financiers sont priés d’applaudir la bonne nouvelle : Paris et Berlin ont trouvé un accord et surmonté leurs divergences.
Et tous de gloser sur savoir qui a le plus gagné ou le plus perdu.
La question est ailleurs. Dans la situation d’extrême tension où se trouve l’euro et la zone euro (menaces de récession, crédit crunch, krach obligataire), que règle cet accord ? Apparemment : RIEN.
Le patronat veut-il étatiser la sécu ?
Le programme de l’UMP : des propositions indigentes et affligeantes
L’UMP a présenté ce mardi 22 novembre à Lambersart ses propositions économiques et sociales. Ayant regardé la retransmission du débat sur LCP, je ne peux que m’inquiéter du grand décalage qui existe entre les défis auxquels est confronté notre pays et des propositions de l’UMP, aussi affligeantes qu’indigentes, pour « produire plus et dépenser moins ».
Certes ce programme marque une rupture. Cette fois, c’est un programme à « zéro euro » basé sur la volonté d’un retour à l’équilibre des finances publiques à l’horizon 2016.
On y parle de croissance. Cela semble aller de soit mais c’est bien, si l’on se souvient que le programme de l’UMP de 2007 n’en prononçait pas le mot et que le débat des présidentielles avait occulté cette question essentielle (au point qu’il fallu quelques mois plus tard installer d’urgence une commission sur la libération de la croissance confiée à Jacques Attali pour faire des propositions qui eussent gagné à être au cœur du débat présidentiel !)
Le patronat de la baisse du pouvoir d’achat
Avec cette dernière version patronale de la fumeuse « TVA sociale », le Groupe des fédérations industrielles du Medef propose d’abord la « suppression immédiate » des cotisations familiales pour les tranférer sur la TVA et la CSG. Puis ensuite le transfert sur la CSG de « tout ou partie » des cotisations sociales d’assurance-maladie salariales et patronales.
>lire l’article d’Alain Madelin dans « Le Monde » du 09 novembre 2011 :
Attention, la recapitalisation des banques peut conduire à un « crédit crunch » européen
Lettre ouverte à Arnaud Montebourg, aux protectionnistes et aux dirigistes de tous bords
Cher Arnaud,
Vous avez choisi d’interpeller Martine Aubry et François Hollande sous forme d’une lettre ouverte. Vous prenez l’opinion à témoin. Aussi je souhaite vous répondre et à ma façon éclairer le débat. Si je reprends votre lettre au vol, bien que ne m’étant sans doute pas destinée, c’est parce que le libéral que je suis ne peut laisser les arguments qui font votre succès sans réponse. Il est trop facile en temps de crise de jouer sur les peurs, de promettre d’illusoires protections, de dénoncer quelques boucs émissaires commodes.
Non, Manuel Valls, la gauche ne mérite pas la TVA sociale !
Manuel Valls persiste et signe avec une tribune affirmant que « oui, la TVA sociale est une mesure de gauche » publiée dans Les Echos de ce vendredi. En fait, M. Valls, qui n’est pas sans talent, tente de naturaliser à gauche une proposition sans originalité ni fondement qu’il a eu tort d’emprunter à la droite et au patronat. Il est possible de souhaiter une augmentation de TVA, mais l’argumentaire qui tend à faire passer cette idée pour « sociale » ne tient pas la route.









