Bonheur

Et si le bonheur m’était compté

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L’OCDE vient de rendre public son indicateur de « bien-être ».
On se souvient qu’en 2008, le Président de la République avait confié à deux Prix Nobel, l’américain Georges Stiglitz et l’indien Amartya Sen l’animation d’une prestigieuse commission internationale sur « la mesure de la performance économique et du progrès social » afin de sortir du fétichisme du PIB.
Pour le Président de la République, il était anormal que des pays qui ont le souci du social et de l’environnemental (sous entendu la France) n’en ait aucun bénéfice dans les indicateurs internationaux.
L’indicateur de l’OCDE qui entend être la première concrétisation des recommandations du rapport Stiglitz n’avantage pourtant guère notre pays. Avec une pondération identique pour chacun des 11 critères retenus pour composer cet indice, la France apparaît en 18e position au sein des 34 pays de l’OCDE, derrière la plupart de ses voisins européens. Mais très intelligemment – et sans doute avec une certaine habileté politique -, l’outil de mesure proposé par l’OCDE permet à chacun d’établir sa propre comparaison en faisant varier l’importance des critères en fonction de ses préférences personnelles.