Capital

Une politique pro-croissance et pro-capital est nécessaire et possible

Créativité

Dans la newsletter Détroyat Associés, Alain Madelin montre comment seule une politique de reflation capitaliste peut éviter les souffrances et les désordres de la déflation salariale et de l’austérité.

Détroyat Associés : Le capital n’a pas bonne presse en France. Quelle en est la raison ? N’en n’avons-nous pas besoin pour assurer la reprise économique ?

Alain Madelin : Si le  capital n’a pas bonne presse en France, n’oublions pas que l’épargne  – qui n’est qu’un autre nom donné au capital est, elle, populaire.

Cela étant, nous traversons une époque de fort ralentissement économique, voire de croissance zéro. Or, génétiquement, culturellement, nous vivons encore partiellement sur l’héritage de la civilisation agricole, marquée par des siècles sans croissance où la richesse – le capital – provenait de la violence, du pillage ou de l’exploitation d’autrui. D’où la condamnation morale du profit par les Eglises encore très prégnante dans nos mentalités. En fait, l’acceptation des inégalités et du capital est très liée à la croissance car au fond, dans une situation de forte croissance, chacun peut se dire : « les inégalités et la possession par certains d’un fort capital m’importent peu si j’ai le sentiment que ces derniers conduisent un TGV dans lequel je peux monter ». Après tout, si Bill Gates ou Steeve Jobs sont loin devant en matière de revenus, mais si leur activité favorise une forte croissance qui bénéficie à tous et que personne ne reste à quai, dans ce cas-là, le capital a bonne presse, il apparaît utile et les inégalités elles-mêmes, semblent « fécondes ».

L’extravagante prime sur les dividendes

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« S’il doit y avoir une prime pour les actionnaires, il doit y avoir une prime pour les salariés ». Cela sonne bien mais un bon slogan ne fait pas une bonne politique économique, loin s’en faut. Pour le Président, la prime sur dividendes «est une question de justice ». Pour le Ministre du Travail, il s’agit « de corriger les inégalités de partage dans la valeur ajoutée dans les entreprises ».

Deux questions donc. Le partage de la valeur ajoutée est-il injuste ? La prime obligatoire sur les dividendes est-elle juste ?

Un impôt peut en cacher bien d’autres

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La réforme fiscale – suppression de l’ISF et du bouclier fiscal – souhaitée par le président de la république est semée d’embûches. Revue d’inventaire en cinq points.

L’ISF et le bouclier fiscal se meurent. Le gouvernement et sa majorité ont annoncé leur disparition simultanée d’ici à l’été.