Libre échange

Moi, simple crayon « made in world »

crayon

n nouveau label « Made in France » ou plus exactement « Origine France garantie » vient d’être dévoilé. Ayant pour ma part toujours roulé dans une voiture française par fierté de nos marques nationales, privilégiant volontiers aussi le «Made in breiz », par attachement à l’identité bretonne, je ne peux que trouver sympathique cette démarche patriotique. Il serait pourtant abusif de tirer des leçons économiques de cette forme de « préférence nationale ». Un achat à l’étranger n’est pas une perte d’emploi mais un déplacement d’emploi d’une entreprise française à une autre (Voir le mauvais procès du libre-échange dans la Tribune du 18.04.2011).

Ce mauvais procès que l’on fait au libre-échange

proces

Dans le procès contre la « mondialisation libérale » instruit par la quasi-totalité de la classe politique, les frères dumping sont au premier rang du box des accusés. Ils sont trois : dumping social, dumping fiscal, dumping écologique. Avec quasiment les mêmes mots, tous dénoncent leurs méfaits. Et chacun de proposer ses mesures protectionnistes : préférence communautaire ou nationale, TVA sociale ou anti-délocalisation, taxe carbone sur les importations, écluses douanières aux frontières, harmonisation fiscale…

L’effet catastrophe : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

flooded homes

C’était inévitable. Il s’est trouvé de bons esprits pour expliquer que les catastrophes subies par le Japon allaient doper sa croissance. Et pas des moindres, à commencer par Larry Summers, ancien secrétaire américain au Trésor sous Clinton et ex-directeur du Conseil économique national auprès d’Obama. Fichtre donc. Un bon tremblement de terre, un bon tsunami et pourquoi pas une bonne guerre, rien de tel pour stimuler la croissance ! Après la destruction vient la reconstruction. Keynes ne disait-il pas dans sa «Théorie générale» que «les tremblements de terre et jusque même les guerres» – qui sont autant d’occasions de dépenses publiques – «peuvent contribuer à augmenter la richesse».

Invitée au G20, la taxe Tobin ne résoudra rien

G20 Flags 3D

Les antimondialisations n’ont plus besoin de spectaculaires manifestations aux portes des grands sommets du monde pour se faire entendre. Leur revendication emblématique, à savoir la taxe Tobin sur les transactions financières, se trouve cette fois sur la table du G20. Étonnante histoire que celle de cette taxe. Elle a été imaginée au début des années 1970 par le professeur James Tobin à un moment où le monde qui venait d’abandonner les changes fixes découvrait l’instabilité des taux de change et les risques de déstabilisation des pays émergents. D’où l’idée d’atténuer les mouvements de capitaux trop brutaux au travers d’une taxation visant à «jeter quelques grains de sable dans les rouages bien huilés de la finance internationale».