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L’électricité doit obéir au calcul économique, pas au calcul politique

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Coup sur coup l’Allemagne et l’Italie viennent de renoncer au nucléaire. La raison avancée-le risque sécuritaire-ne trompe personne. A strictement comparer les risques, nous aurions dû depuis longtemps renoncer au charbon compte tenu des dangers bien plus considérables des coups de grisou et de la silicose. Démanteler même nos barrages hydro-électriques dont on connaît les risques de rupture à travers le monde et à travers l’histoire. Sans parler bien sûr des millions de mort des accidents de la route qui auraient dû depuis longtemps nous faire abandonner l’industrie automobile.
Pourtant, la question de la sortie du nucléaire n’a rien d’illégitime. A condition toutefois de pouvoir répondre aux autres questions qui s’invitent aussitôt. Comment sortir ? Par quoi remplacer le nucléaire ? À quel prix ? À quel coût écologique ? Avec quelles conséquences ? Or les réponses à ces questions ressortent du calcul économique et non du calcul politique. Elles dépendent des progrès technologiques et non de visions étatiques.

Et si le bonheur m’était compté

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L’OCDE vient de rendre public son indicateur de « bien-être ».
On se souvient qu’en 2008, le Président de la République avait confié à deux Prix Nobel, l’américain Georges Stiglitz et l’indien Amartya Sen l’animation d’une prestigieuse commission internationale sur « la mesure de la performance économique et du progrès social » afin de sortir du fétichisme du PIB.
Pour le Président de la République, il était anormal que des pays qui ont le souci du social et de l’environnemental (sous entendu la France) n’en ait aucun bénéfice dans les indicateurs internationaux.
L’indicateur de l’OCDE qui entend être la première concrétisation des recommandations du rapport Stiglitz n’avantage pourtant guère notre pays. Avec une pondération identique pour chacun des 11 critères retenus pour composer cet indice, la France apparaît en 18e position au sein des 34 pays de l’OCDE, derrière la plupart de ses voisins européens. Mais très intelligemment – et sans doute avec une certaine habileté politique -, l’outil de mesure proposé par l’OCDE permet à chacun d’établir sa propre comparaison en faisant varier l’importance des critères en fonction de ses préférences personnelles.