Salaires

Grèce : mais que font les pompiers

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Sans doute eût-il mieux valu que la Grèce ne rentre pas dans l’euro. En conservant son drachme, elle n’aurait pu s’endetter inconsidérément comme elle l’a fait sous le parapluie de l’euro et la sous compétitivité de son économie aurait pu être corrigée par une dévaluation. Aujourd’hui la Grèce doit mener une « dévaluation intérieure » en faisant baisser salaires, prestations sociales et valeur des actifs. Elle doit encore pratiquer une thérapie de choc pour rendre plus compétitive son économie en l’ouvrant à la concurrence. Elle doit enfin être soulagée par l’Europe dans le portage de sa dette. Même si les efforts de la Grèce sont sérieux et les résultats appréciables, la Grèce est entrée dans la spirale infernale où rigueur et taux d’intérêt élevés étouffent son économie, ce qui accroît le risque de défaut et pousse donc à une nouvelle augmentation des taux. La situation n’est guère tenable. Trois scénarios sont sur la table.

L’avenir est aux bons salaires, pas aux bas salaires

Rémunération, salaire et bulletin de paie

Parle-t-on de la compétitivité des entreprises qu’aussitôt vient la revendication : «il faut alléger les charges sociales pour baisser le coût du travail.» C’est d’ailleurs ce qu’ont fait tous les gouvernements depuis le début des années 1990. Les charges sociales, dit-on, sont plus élevées en France que chez beaucoup de nos voisins, notamment l’Allemagne. L’argument ne vaut pas tripette car, ce qui compte pour le chef d’entreprise, ce n’est pas le niveau des charges en soi mais le coût total du travail, charges comprises.