Solidarité

Grèce : mais que font les pompiers

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Sans doute eût-il mieux valu que la Grèce ne rentre pas dans l’euro. En conservant son drachme, elle n’aurait pu s’endetter inconsidérément comme elle l’a fait sous le parapluie de l’euro et la sous compétitivité de son économie aurait pu être corrigée par une dévaluation. Aujourd’hui la Grèce doit mener une « dévaluation intérieure » en faisant baisser salaires, prestations sociales et valeur des actifs. Elle doit encore pratiquer une thérapie de choc pour rendre plus compétitive son économie en l’ouvrant à la concurrence. Elle doit enfin être soulagée par l’Europe dans le portage de sa dette. Même si les efforts de la Grèce sont sérieux et les résultats appréciables, la Grèce est entrée dans la spirale infernale où rigueur et taux d’intérêt élevés étouffent son économie, ce qui accroît le risque de défaut et pousse donc à une nouvelle augmentation des taux. La situation n’est guère tenable. Trois scénarios sont sur la table.

Après l’Etat providence, l’Etat social 2.0 ?

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Notre Etat providence – comme tous ses homologues européens – est fourbu. Mais l’inévitable remise en cause de notre modèle social ne signifie pas la fin du social ni même la fin du haut niveau de protection sociale auquel les Français sont légitimement attachés. Dans les frontières de l’ex-ligue hanséatique, une coalition de pays réformateurs dessine un nouvel Etat social protecteur. A la rencontre d’un double héritage : celui des social-démocraties nordiques réformées et celui d’une Grande-Bretagne au thatchérisme socialisé. Son socle, c’est le modèle nordique. Vedette du dernier forum économique mondial de Davos, celui-ci offre l’exemple d’Etat providence réformé par l’injection de mécanismes d’économie de marché : privatisations, délégations de service public, marché des droits à la retraite, établissements scolaires autonomes librement choisis, flexisécurité du travail…