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Les
classiques________________
Frédéric
Bastiat
| Visitez
le site des passionnés
de Frédéric Bastiat : pour tout connaître
de sa vie, sa pensée et de son oeuvre ;
textes en ligne (en plusieurs langues).
http://bastiat.org/fr/
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Harmonies
économiques, éd. Slatkine,
1982, 120F ~ Œuvres économiques,
PUF, éd. Libre Echange, 118F ~
Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas,
éd. Romillat, 1994, 55F
Oublié en France,
Frédéric Bastiat est considéré aux Etats-Unis
comme un auteur de première importance.
Son pamphlet, La Loi, y a été diffusé
à plus d'un million d'exemplaire. Qui
était Frédéric Bastiat? Homme d'action
et extraordinaire propagandiste, il est
né à Bayonne en 1801. Il se fait connaître
à quarante cinq ans par
son
combat en faveur du Libre Echange. En
cinq ans, au prix d'une activité exceptionnelle,
il écrit une oeuvre considérable tout
en menant un combat politique intense.
Après la révolution de 1848, il se rallie
franchement
à la République. Il est élu député des
Landes à l'Assemblée constituante, puis
à la Législative.
Il y siège à la gauche et devient vice-président
du Comité des finances. Visionnaire, Frédéric
Bastiat a su anticiper dès 1848 les errements
qui conduiront à l'effondrement à l'Est
des sociétés communistes. Défenseur des
petites gens, il prend le parti des consommateurs
contre celui des spoliateurs. Il combat
le protectionnisme, comme la conquête
de l'Algérie. Pamphlétaire,
il dénonce chez les " hommes de l'Etat
" la soumission aux intérêts privés contre
l'intérêt général. Il polémique avec Lamartine,
Proudhon, Louis Blanc...Il meurt à Rome
le 24 décembre 1850. Il a quarante neuf
ans.. Ses textes clés, dont certains sont
ici republiés en France pour la première
fois depuis 1854,
sont précédés d'une table ronde présidée
par Alain Madelin. |
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Benjamin
Constant
De
la liberté chez les modernes, éd. Hachette,
1990
Le
très célèbre auteur d'Adolphe, a été aussi
- on l'a trop longtemps méconnu - l'un des
théoriciens les plus originaux et les plus
conséquents du libéralisme. Tirant la leçon
des errements tyranniques de la révolution
française, Constant est l'homme de deux
idées essentielles : l'originalité de la
liberté selon les modernes et l'économie
spéciale du pouvoir qui rend possible le
gouvernement représentatif. Dans l'enquête
sur les fondements de la démocratie qu'il
est l'heure d'entreprendre, son œuvre se
révèle d'une lecture indispensable |
Principes
de politique, consulter
cet ouvrage à la BNF
" Il y a bientôt
vingt ans que je m' occupe de considérations
politiques,
et j' ai toujours professé les mêmes opinions,
énoncé les mêmes voeux. Ce que je demandais
alors, c' était la liberté individuelle,
la liberté de la presse, l' absence de l'
arbitraire, le respect pour les droits de
tous. C' est là ce que je réclame aujourd'
hui avec non moins de zèle et plus d' espérance.
Sans doute, quand on n' examine que superficiellement
la situation de la France, l' on est tenté
de croire aux dangers qui la menacent. "
Benjamin constant |
|
Principes
de politique applicables à tous
les gouvernements, éd. Hachette,
1997, 65F
"Les
Principes de politique", l'oeuvre maîtresse
de Benjamin Constant et du libéralisme
politique, rédigés en 1806, n'avaient
curieusement jamais été publiés en France.
De son vivant, l'auteur s'était contenté
d'en extraire divers articles, brochures
et conférences, mais qui ne permettaient
pas de saisir l'architecture d'ensemble.
Il a fallu attendre 1980 pour que paraisse
à Genève la première édition, critique
de cet ouvrage, que l'on trouve ici enfin
rendu accessible au grand public. Constant
se propose de repenser les fondements
de la vie en société à la lumière de cet
événement majeur et récent qu'est la Révolution
française. Il y définit les conditions
de base d'une démocratie libérale - la
souveraineté du peuple et la liberté de
l'individu - et explore les modalités
de leur articulation. Chemin faisant,
il découvre en quoi consiste la liberté
des Anciens et celle des Modernes. |
|
Emile
Faguet
Le
libéralisme, éd. La Société
française d'imprimerie, 1902 ( nd
)
consulter
cet ouvrage sur Gallica
"
Nous sommes depuis trois siècles un pays
très centralisé, infiniment de choses qui
pourraient être faites privément sont faites
en France par l'Etat, par les fonctionnaires
de l'Etat, et il y a en France plus de fonctionnaires
qu'en aucun pays du monde, par conséquent
l'Etat, par sa seule organisation, a une
extraordinaire importance, influence, puissance
en toutes choses, il dispose de places à
donner, de faveurs à accorder et de places
et de faveurs à promettre, en nombre infini.
Par conséquent, le Français, par simple
souci de son intérêt matériel, est facilement
amené à cette idée, à ce projet : conquérir
l'Etat, l'avoir à soi : " si j'étais le
gouvernement ! ". Le moyen ? Le moyen c'est
d'être membre d'un parti qui aura la majorité,
puique l'Etat en France c'est le parti qui
a la majorité. De là des partis qui ne sont
que des syndicats pour la conquête de l'Etat,
et qui, quand ils l'ont conquis, ne songent
qu'à l'exploiter à leur profit, puis- qu'ils
ne l'ont conquis que pour cela, et ne songent
pas sans doute à l'amoindrir ou à le désarmer
et sont plus étatistes et plus antilibéraux
que jamais " (E. Faguet). L'histoire de
cet Académicien français, hélas totalement
oublié de nos jours, tient presque tout
entière dans ses publications. Emile Faguet
(1847-1916) a en effet écrit près d'une
centaine d'ouvrages - tous d'une grande
qualité - sur des sujets extrêmement variés,
littérature, théâtre, poésie, politique,
philosophie... On peut citer notamment "
Le libéralisme ", " L'anticléricalisme ",
" le socialisme en 1907 ", " le pacifisme
", "Le féminisme ", " la démission de la
morale ", " Politiques et moralistes du
19ème siècle ". " Le Libéralisme " est un
ouvrage d'une richesse inépuisable. Indispensable
pour une bibliothèque libérale. Les livres
d'Emile Faguet ne sont malheureusement plus
disponibles aujourd'hui dans le commerce |
|
Milton
Friedman
Lire
le dossier
Milton Friedman du site libertarien et non-conformiste
| Capitalisme
et liberté, éd. Laffont, 1971
|
|
Henri
Hazlitt
| L'économie
en une leçon, éd. Spid,
1949 ( nd )
"Il
y a toujours eu deux écoles en économie
politique : celle qui explique en termes
simples des choses difficiles, et celle
qui explique en termes difficiles des
choses simples. La seconde donne aux ignorants
une impression de profondeur. Mais l'avenir
appartient à la première. C'est de celle-ci
que se réclame
Hazlitt. Il constate dans ce livre que
dans tous les grands pays in- dustriels
s'est formée et largement répandu une
doctrine économique qui consiste essentiellement
à systématiser les exigences particulières
des principaux groupes économiques plutôt
qu'à élucider les intérêts généraux et
permanents de la communauté. Syndicats
patronaux, syndicats ouvriers, industriels
et agriculteurs exposés à la concurrence
étrangère, tous réclament successivement
au nom de leurs intérêts limités l'intervention
de l'Etat. L'Etat lui-même cherche à satisfaire
les électeurs des partis momentanément
au pouvoir plutôt que les besoins à long
terme de la masse des citoyens. Cet état
de chose s'observe dans presque toutes
les nations. Cette situation a suscité
une étrange floraison de sophismes économiques
qui s'expriment à peu près dans les mêmes
termes dans les langues les plus diverses.
Ils ont trouvé parfois pour les défendre
des avocats de grand talents dont Keynes
fut le plus universellement célèbre. Ce
sont ces sophismes que dénonce Hazlitt
et en démontre les faiblesses avec une
limpide clarté. Qu'il s'agisse du "plein
emploi", de la soi-disant nocivité de
l'épargne, de la course aux exportations,
des travaux publics considérés comme remède
au chômage, de la fixation des prix par
l'autorité, l'auteur fait toucher du doigt
les conséquences des politiques qui s'en
inspirent"(C. Rist). Fortement influencé
par Frédéric Bastiat, Hazlitt nous livre
ici une grande leçon d'économie libérale
à la portée de tous. |
|
Friedrich
Von
Hayek
 |
Droit,
Législation et Liberté, éd. PUF, Quadrige,
1995 Vol. 1 " Règles et ordre ", 62 F
Friedrich
Von Hayek, lauréat du Prix Nobel, est
connu dans le monde entier pour les travaux
qu'il a publiés en économie aussi bien
qu'en philosophie ou en sciences politiques.
Les trois volumes de "Droit, Législation
et Liberté", constituent une étude fon-
damentale des principes sur lesquels repose
l'ordre politique d'une société libre.
C'est une œuvre riche et complexe qui
n'a pu être écrite que grâce à la vaste
érudition de son auteur. Ce volume traite
des concepts fondamentaux, indispensables
à l'analyse critique des théories actuelles
concernant la justice, et des conditions
qu'une Constitution devrait remplir pour
être garante de la liberté individuelle.
Le professeur Hayek distingue deux types
d'ordre, sur lesquels toute société doit
s'appuyer dans une certaine mesure : un
ordre spontané ou autogénéré, et un ordre
dirigé ou organisation. Il analyse les
principes essentiels sur lesquels ces
ordres peuvent être fondés, et il rattache
au problème de la liberté des personnes
sa distinction entre deux espèces de règles
correspondant au droit
privé et au droit public, qui sont nécessaires
à la pérennité de ces ordres. |
Vol.
2 " Le mirage de la justice sociale ", 62
F
Ce volume contient une analyse critique
de quelques opinions extrêmement répandues.
Le professeur Hayek examine les théories
de l'utilitarisme et du positivisme juridique
avant de discuter du concept de "justice
sociale". Ce dernier forme un idéal qui
risque de nous entraîner, malgré nos bonnes
intentions, dans des voies extrêmement dangereuses;
Résidu provenant de l'éthique tribale, des
anciennes sociétés fermées, ce concept paraît
incompatible avec la liberté individuelle
que promet la "société ouverte". Il mérite
donc d'être repensé. |
 |
Vol.
3 " L'ordre politique d'un peuple libre
",62 F
Friedrich Hayek a apporté toute son érudition
au troisième et dernier volume de "Droit,
Législation et Liberté". Cette magistrale
étude porte sur les principes fondamentaux
de l'ordre politique d'une société libre.
Elle contient l'explication
la plus claire et la plus franche de la
philosophie politique de son auteur qui
soit parue à ce jour. Les théories sociologiques
de la morale et du comportement social
y sont analysées et rejetées car le Pr
Hayek démontre que le comportement de
l'homme a été déterminé davantage par
l'usage que par l'exercice de la raison
et que pour cela l'esprit et la culture
se sont développés simultanément et non
successivement. Hayek montre aussi que
l'idéal démocratique est en danger. Dans
sa forme actuelle, il repose en effet
sur les hypothèses erronées qu'il pourrait
y avoir des valeurs morales sans disciplines
morales et que la société pourrait être
restructurée sans que l'on tienne compte
de la tradition. Il est aussi menacé par
la confusion dont il est l'objet de plus
en plus fréquemment avec cet autre idéal
qu'est l'égalitarisme. Dans l'épilogue
de l'ouvrage, le Pr Hayek rejette Marx,
Freud, le positivisme logique et l'égalitarisme
politique. Il démontre que l'application
naïve de la méthode scientifique à la
culture et à l'éducation a été trompeuse
et dommageable car elle a créé un âge
non de raison et de culture mais de superstition
et d'erreur. |
 |
La
présomption fatale : les erreurs du socialisme
PUF/Pocket, 1993, 97F
Dans cet ouvrage, qui est aussi son dernier,
Friedrich A Hayek examine et critique
de façon fondamentale les idées centrales
du socialisme. Il prouve que le socialisme
s'est, depuis ses origines, trompé pour
des raisons scientifiques, factuelles
et même logiques et que les échecs répétés
des différentes et nombreuses incarnations
des idées socialistes que ce siècle a
connues ont été le résultat direct de
ces erreurs scientifiques. La présomption
fatale a été en chantier pendant 10 ans.
A presque quatre-vingt ans et après s'être
battu durant toute sa vie contre le socialisme,
Hayek a conçu ce livre comme un manifeste
devant servir dans le débat public portant
sur la question : " le socialisme a-t-il
été une erreur? ". Le résultat est probablement
son oeuvre à la fois la plus accessible
et la plus sujette à controverses depuis
la publication de La route de la servitude
en 1944. La présomption fatale est consacrée
principalement à des questions d'ordre
éthique. En effet, Hayek croit que notre
civilisation repose sur un système complexe
de règles morales et de règles de conduite
ayant évolué spontanément et fait l'objet
de sélections naturelles. Ces règles,
d'après lui, souvent détestées par les
individus sont cependant indispensables
à noter relatif bien-être et à notre survie.
En revanche, d'après Hayek, les principes
fondamentaux du socialisme reflètent un
retour à la morale instinctive tribale
et sont incapables de sous-tendre l'ordre
ouvert d'une civilisation élevées. Facile
à lire en même temps que controversable.
La Présomption fatale est aussi une oeuvre
énergique et savante qui fera considérablement
avancer notre compréhension des problèmes
économiques et politiques qui se posent
dans le monde. |
La
route de la servitude, éd. PUF, Quadrige,
1993, 55 F "
Peu de gens sont prêts à reconnaître que
l'ascension du fascisme et du nazisme a
été non pas une réaction contre les tendances
socialistes de la période antérieure, mais
un résultat inévitable de ces tendances.
C'est une chose que la plupart des gens
ont refusé de voir, même au moment où l'on
s'est rendu compte de la ressemblance qu'offraient
certains traits négatifs des régimes intérieurs
de la Russie communiste et de l'Allemagne
nazie. Le résultat en est que bien des gens
qui se considèrent très au-dessus des aberrations
du nazisme et qui en haïssent très sincèrement
toutes les manifestations, travaillent en
même temps pour les idéaux dont la réalisation
mènerait tout droit à cette tyrannie abhorrée
. Il y a aujourd'hui encore une raison plus
pressante pour que nous essayions sérieusement
de comprendre les forces qui ont créé le
national-socialisme ; c'est que cela nous
permettra de comprendre notre ennemi et
l'enjeu de notre lutte " (Hayek, 1943).
Tel est l'objet de cet ouvrage. |
|
David
Hume
Essais
et traités sur plusieurs sujets,
4 volumes, éd. Vrin, 1999, 160F
Essais et Traités sur plusieurs Sujets,
c'est sous ce titre que Hume réunit à partir
de 1753 l'ensemble de ses oeuvres philosophiques.
Cette collection, corrigée et complétée
au fil des éditions, n'a jamais compris
le Traité de la nature humaine, formellement
exclu par son auteur. La dernière édition
parut en 1777, après la mort du philosophe
qui l'avait soigneusement préparée.L'ensemble
du recueil a une incontestable unité de
pensée et d'écriture, en dépit de la liberté
de style et de la variété d'objet qu'on
y trouve. Il est l'expression d'un genre
philosophique original auquel le lecteur
ne peut rester insensible.Il a paru bon
d'en présenter une traduction complète et
entièrement nouvelle qui en respecte la
qualité et qui en favorise la lecture continue.
Cette traduction suit l'ordre original des
textes et est divisée en quatre volumes
:. - V1 : Essais moraux, politiques et littéraires
(première partie). - V2 : Essais moraux,
politiques et littéraires (deuxième partie).
- V3 : l'Enquête sur l'entendement humain,
suivie de la Dissertation sur les passions.
- V4 : l'Enquête sur les principes de la
morale, suivie de l'Histoire naturelle de
la religion. |
|
Bertrand
de Jouvenel
|
Du
pouvoir : histoire naturelle de la croissance,
éd. Hachette / Pluriel, 1998, 65F
Fasciné
par la croissance ininterrompue du pouvoir
qui rendit possible la guerre totale déclenchée
par Hitler, Bertrand de Jouvenel s'est
donné pour tâche d'étudier cette croissance,
ce gonflement irrésistible qui aboutit
au contraste inquiétant que nous constatons
aujourd'hui entre les moyens formidables
dont dispose l'Etat et le relâchement
dans le contrôle de leur emploi. Protecteur
de l'ordre social, le pouvoir en est tout
autant l'agresseur, et avec la complicité
de tous : pour tout faire, comme on l'attend
de lui, ne faut-il pas qu'il puisse tout
? Un classique dela philosophie politique
et de la pensée libérale |
|
John
Locke
 |
Traité
du gouvernement civil, ed. Flammarion, 1992,
46F
Locke montre d'une part, que les relations
d'hommes à hommes, qui ont précédé et accompagnent
les relations de citoyen à citoyen, n'ont
jamais été exemptes de lois; d'autre part,
que le pacte primordial, sur lequel repose
philosophiquement sinon historiquement toute
société politique, ne crée point, mais ne
fait que consacrer les droit individuels
antérieurs à toute constitution civile.
Il explique que les hommes naissent et doivent
rester foncièrement égaux et libres; il
attaque l'esclavage comme un état contre
nature; il enferme le pouvoir paternel dans
les strictes limites imposées au père par
le devoir qu'il a de faire de son fils un
homme, et un homme libre; il démontre l'erreur
de ceux qui confondent avec le pouvoir paternel,
qui dérive d'un devoir naturel, le pouvoir
civil, qui dérive d'un contrat volontaire;
il oppose à la situation que leur minorité
fait aux enfants vis-à-vis des parents la
situation que leur commune majorité fait
aux gouvernés vis-à-vis des gouvernants;
il établit enfin que puisque les citoyens
doivent être traités par les dépositaires
du pouvoir non comme des mineurs, mais comme
des égaux, l'absolutisme monarchique est
essentiellement illégitime. |
|
Ludwig
von Mises
L'action
humaine: traité d'économie, éd. PUF, 1985,
221F
"Human
Action", dont la version définitive date
de 1963, a résumé et couronné l'oeuvre écrite
du rénovateur de l'Ecole autrichienne, Ludwig
von Mises. Les chefs de file actuels du
libéralisme économique considèrent ce livre
comme la référence fondamentale sur l'explication
du réel social dégagée par les Classiques,
les Utilitariens et les Marginalistes. Mais
son auteur n'a pas seulement mis en ordre
et épuré cet énorme héritage : il l'a enrichi
de démonstrations définitives dans tous
les compartiments de la théorie des marchés
et de la monnaie. Surtout, il a lumineusement
expliqué comment les manipulations politiques
du crédit entraînent de profondes et complexes
dislocations dans le système des prix et
les courants d'investissement. Le chaos
monétaire mondiale et l'angoissante impasse
des prétendues "luttes contre l'inflation
et le chômage" viennent douloureusement
donner raison à l'inflexible savant qui
durant quarante ans a dénoncé les mirages
du dirigisme, et qui termina son livre par
ce dernier avertissement : "le corps des
connaissances économiques est un élément
essentiel dans la structure de la civilisation
humaine....il incombe aux hommes de faire
un emploi correct du riche trésor que ce
savoir leur procure; mais s'ils le dédaignent,
ce n'est pas la science économique qu'ils
annuleront, c'est la société et le genre
humain qu'ils fouleront aux pieds". |
| Le
gouvernement omnipotent, éd. Librairie de
Médicis, 1917 (nd) "L'économiste
ne substitue pas son propre jugement à celui
de ses concitoyens au sujet du caractère
désirable des fins ultimes. Il se demande
simplement si les fins recherchées par les
nations, les gouvernements, les partis politiques
et l'action des groupes peuvent en fait
être atteintes par les méthodes effectivement
choisies pour les réaliser (...). Souligner
les avantages que chacun tire de l'action
du capitalisme n'équivaut pas à défendre
les intérêts des capitalistes. Un économiste
qui depuis 40 ans défend le maintien du
système de la propriété privée et de l'entreprise
libre ne combat pas pour les intérêts égoïstes
de classe de ceux qui étaient alors riches.
Il veut que la liberté soit laissée aux
inconnus parmi ses contemporains sans le
sou qui ont eu l'ingéniosité de créer toutes
ces industries nouvelles qui rendent la
vie de l'homme moyen beaucoup plus agréable
aujourd'hui. Beaucoup de pionniers de ces
transformations industrielles sont devenus
riches, il est vrai. Mais ils ont acquis
leurs richesses en fournissant au public
des automobiles, des avions, des postes
de radio, des frigidaires, le cinéma parlant,
et toute une série d'innovations moins spectaculaires,
mais aussi utiles. Ces nouveaux produits
n'étaient certainement pas une réalisation
des bureaux ni des bureaucrates. Pas un
seul perfectionnement technique ne peut
être porté au crédit des Soviets. L'humanité
n'a pas encore atteint le niveau de la perfection
technique. Il y a encore place pour des
progrès ultérieurs et une amélioration des
niveaux de vie. En dépit de toutes les assertions
contraires, l'esprit créateur et inventif
subsiste; mais il ne fleurit que là ou la
liberté économique existe. (...) "Laissez
faire, laissez passer" signifie : ne pas
intervenir dans le jeu du marché parce qu'une
telle intervention restreindra nécessairement
la production et appauvrira la population.
Il signifie de plus : ne pas abolir ni paralyser
le système capitaliste, qui, en dépit de
tous les obstacles placés par ces gouvernements
et les politiciens, a élevé le niveau de
vie des masses, d'une façon sans précédent." |
La
bureaucratie, éd. Librairie de Médicis,
1946 (nd)
Les termes de bureaucrate, de bureaucratique
et de bureaucratie sont nettement péjoratifs.
Nul ne s'intitule lui-même bureaucrate,
ni ne qualifie de bureaucratique ses méthodes
d'organisation...il est à remarquer que
les "progressistes", que les adversaires
de la bureaucratie rendent responsables
du développement qu'elle prend, ne se risquent
pas à défendre le système bureaucratique.
Au contraire, ils se joignent pour le condamner
à ceux qu'à d'autres titres ils qualifient
avec mépris de "réactionnaires"; car, prétendent-ils,
les méthodes bureaucratiques ne sont pas
du tout indispensables pour atteindre les
buts utopiques qu'ils poursuivent... l'inévitable
triomphe final, du socialisme, abolira non
seulement le capitalisme, mais aussi la
bureaucratie... Ainsi tous s'accordent à
considérer la bureaucratie comme un mal.
Mais il n'en est pas moins vrai que personne
n'a jamais essayé de donner une définition
non équivoque de la bureaucratie. On emploie
généralement le mot de manière imprécise."
Mises tente ici d'apporter une définition
et une analyse complète de la bureaucratie. |
Le
socialisme, éd. Librairie de Médicis (nd)
Ludwig
Von Mises a apporté une contribution exceptionnelle
à la critique du socialisme. Cet ouvrage
en forme l'essentiel. |
Politique
économique, ed. Institut Economique de Paris,
1986, 55F Cet
ouvrage se caractérise par son extraordinaire
clarté, jointe à une grande profondeur d'analyse.
Mises propose 6 leçons sur le capitalisme,
le socialisme, l'interventionnisme, l'inflation,
l'investissement étranger, les politiques
et idées. Il faut être un très grand penseur
et un très grand maître pour arriver a exprimer
de manière aussi limpide et rapide des idées
aussi fondamentales que celles qui sont
présentées dans cette collection de conférences.
Son caractère très accessible et l'importance
des sujets qu'elle aborde devrait permettre
un diffusion près d'un large public - universitaire,
responsables d'entreprises et d'organismes
variés, hommes politiques, étudiants et
même écoliers - et lui assurer une grande
notoriété. Dans une période où malheureusement
tous les aspects de la vie sont atteints
par la politisation et où nous sommes tous
abreuvés d'écrits et de déclarations sur
l'organisation sociale, il est indispensable
d'aller à l'essentiel. Ludwig Von Mises
nous en donne les moyens. |
|
Montesquieu
De
l'esprit des lois, Flammarion, 2 vol, 39F
et 45F
"Cet ouvrage a pour objet
les lois, les coutumes et les divers usages
de tous les peuples de terre. On peut dire
que le sujet en est immense, puisqu'il embrasse
toutes les institutions qui sont reçues
parmi les hommes; puisque l'auteur distingue
ces institutions; qu'il examine celles qui
conviennent le plus à la
société, et à chaque société ; qu'il en
cherche l'origine, qu'il en découvre les
causes physiques et morales ; qu'il examine
celles qui ont un degré de bonté par elles-mêmes
et celles qui n'en ont aucun; que de deux
pratiques pernicieuses,
il cherche celle qui l'est plus et celle
qui l'est moins; qu'il discute celles
qui peuvent avoir de bons effets à une certain
égard, et de mauvais dans un autre. Il a
cru ses recherches utiles, parce que le
bon sens consiste beaucoup à connaître les
nuances des choses". (Montesquieu) |
|
Karl
Popper
| La
société ouverte et ses ennemis,
2 vol, éd.Le Seuil, 1979,143F
Longtemps méconnue en France, l'oeuvre
de Karl Popper, logicien et
épistémologue,
est un classique à l'étranger. "La société
ouverte et ses ennemis", écrit au début
de la deuxième guerre mondiale, est un
ouvrage de philosophie politique : plaidoyer
passionné pour la démocratie, contre le
totalitarisme de droite ou de gauche.
A la société close et immuable à base
de tribalisme et de magie, l'auteur oppose
la société ouverte, contrôlée par la raison,
où la volonté de l'individu peut librement
s'exercer. A Platon, à Hegel, à Marx,
il reproche de ne reconnaître l'histoire
que pour ajouter qu'elle obéit à des lois
qui déterminent le cours des événements:
idée qui paralyse le progrès, en le soumettant
à la fatalité historique. Elle a conduit
le premier à proposer une cité dirigée
par une élite omnipotente et omnisciente,
où l'individu n'est rien et où la collectivité
est tout; le second à se faire le maître
à penser de l'Etat prussien et le théoricien
d'une société dont se réclamera le totalitarisme;
le troisième, en dépit d'une description
perspicace des rouages de la société de
son temps, à transformer des hypothèses
en dogmes; la science, qui repose sur
l'expérience, doit pouvoir à chaque instant
être remise en question. Karl Popper soutient
que l'homme peut forger son destin collectif
en s'appuyant sur l'expérimentation et
en procédant au coup par coup, pour progresser
en éliminant les erreurs. |
|
Jean-Baptiste
Say
Cours
d'économie politique et autres textes,
éd. Flammarion,
1996, 69F
Jean-Baptiste
Say (1767-1832), un des plus grands économistes
français du début du 19ème siècle, a déployé
durant toute son existence une activité
intense dans de multiples domaines : enseignant
à l'Athénée puis au Collège de France, journaliste,
entrepreneur dans l'industrie de coton et
émissaire du gouvernement (1814). Les quatre
essais présentés dans cet ouvrage montrent
l'originalité d'une œuvre dont les apports
essentiels sont la place donnée à l'économie
politique dans la société moderne, la figure
centrale de l'entrepreneur et la loi des
débouchés. Pour Say, l'économie politique
est un savoir pratique qui doit être largement
diffusé dans le corps social. Sa théorie
se veut claire et accessible à tous. Cet
ouvrage témoigne des qualités didactiques
d'un grand économiste à redécouvrir. |
| Traité
d'économie politique, éd.
Calmann Levy, 1972, 54F
Consulter
cet ouvrage sur le site de la BNF
L'histoire n'a pas été très tendre pour
Jean-Baptiste Say. Successivement raillé
par Karl Marx et vigoureusement attaqué
par Keynes, l'auteur du Traité d'économie
politique n'est passé à la postérité qu'à
travers les clichés de la " monnaie voile
" et de la très célèbre " loi des débouchés
". Et pourtant sa participation active
avec Malthus et Ricardo au grand débat
du début du 19ème siècle sur la formation
de la science économique moderne aussi
bien que la permanence des références
contemporaines à ses idées, même déformées,
plaident en faveur d'une relecture libre
de tout préjugé. Il nous fait découvrir
un monde où le progrès technique et la
fonction de l'entrepreneur entraînent
un déséquilibre permanent, générateur
de développement économique et de progrès
social |
|
Albert
Schatz
| L'individualisme
économique et social, éd.
Armand Colin, 1907 (nd)
Consulter
cet ouvrage sur le site de la BNF
Cet ouvrage est le résumé d'un cours d'Histoire
des doctrines économiques. La formation
de la doctrine libérale classique ainsi
que les divers aspects de l'individualisme
au 19ème siècle y sont exposés avec érudition.
L'auteur entend montrer combien l'individualisme
a souffert des travestissements fâcheux
que l'opinion lui a fait subir. Il montre,
parcourant l'histoire de la pensée économique
et sociale, que l'individualisme n'est
pas l'isolement de l'individu obligé de
se suffire à lui-même et conduit à se
désintéresser à ses semblables. |
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Joseph
Schumpeter
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Capitalisme,
socialisme et démocratie,
éd. Payot, 1998, 175F
Né en 1883 en Autriche et mort aux Etats-Unis
en 1950, Joseph Schumpeter est considéré
comme l'un des plus éminents économistes
de notre temps. Il fut le chef incontesté
de "l'Ecole viennoise", puis professa
à l'Université Harvard, gagnant rapidement
audience internationale. Son célèbre ouvrage
"Capitalisme, socialisme et démocratie"
passe pour l'un des livres fondamentaux
de l'économie moderne: c'est une analyse
inégalée des phénomènes économiques que
nous connaissons. Le capitalisme peut-il
survivre? Le socialisme peut-il fonctionner
? Répondant à ces deux questions, l'auteur
montre comment il entrevoit l'évolution
de notre économie dans le monde de demain.
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Adam
Smith
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Recheches
sur la nature et les causes de la richesse
des nations, 2 vol, éd. Flammarion,
1991, 65F et 69F
Cet
ouvrage en deux volumes présente les grands
thèmes de la doctrine philosophique et
économique du savant écossais qui fit
du travail la source de la richesse. Cette
oeuvre est considérée comme la première
théorie d'économie politique classique
et libérale.
Selon
Adam Smith, l'Economie politique, considérée
comme une branche des connaissances du
législateur et de l'homme d'Etat,
se propose
deux objets distincts : le premier, de
procurer au peuple un revenu ou une substance
abondante, ou, pour mieux dire, de le
mettre en état de se procurer lui-même
ce revenu et cette subsistance abondante
; le second, de fournir à l'Etat ou à
la communauté un revenu suffisant pour
le service public : elle se propose d'enrichir
à la fois le peuple et le souverain. |
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John
Stuart Mill
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De
la liberté, éd. Gallimard,
1991, 36F
"
Le sujet de cet essai est la liberté sociale
ou civile : la nature et les limites du
pouvoir que la société peut légitimement
exercer sur l'individu. Cette question,
bien que rarement posée ou théorisée,
influence profondément les controverses
pratiques de notre époque par sa présence
latente et devrait bientôt s'imposer comme
la question vitale de l'avenir. (...)
Je considère l'utilité comme le critère
absolu dans toutes les questions éthiques
; mais ici l'utilité doit être prise dans
son sens le plus large : se fonder sur
les intérêts permanents de l'homme en
tant qu'être susceptible de progrès. Je
soutiens que ces intérêts autorisent la
sujétion de la spontanéité individuelle
à un contrôle extérieur uniquement pour
les actions de chacun qui touchent l'intérêt
d'autrui. " |
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Turgot
Laissez
faire, textes choisis et présentés
par Alain Laurent, éd. Les Belles
Lettres/ iconoclastes, 1998, 80F
Universellement reconnu comme homme d'Etat
animé d'une volonté de réforme radicale
et pionnier de la science économique, Turgot
fut aussi un homme de réflexion, auteur
de textes provoquants et stimulants qui
érigent la liberté individuelle (de conscience,
de travailler, d'échanger et de disposer
de sa propriété...) en principe suprême
devant guider l'action humaine tant privée
que publique. Son credo : "laissez faire",
protegez par le Droit les individus poursuivant
leur intérêt particulier bien compris, et
ils concourront spontanément à l'intérêt
général comme au progrès de tous. Pour la
première fois présentés en un ensemble cursif
et cohérent, les textes rassemblés ici illustrent
le regain d'actualité des convictions de
cet anti-dirigiste et anti-protectionniste
tant apprécié des "Philosophes des Lumières"
que fut Turgot. |
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Daniel
Villey
Petite
histoire des grandes doctrines économiques,
( en collaboration avec Colette Nême
) éd. Litec, 1996, 160F
Les grands courants de la pensée économique
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, d'Aristote
à Jean-Baptiste Say, Auguste Comte et les
nouveaux idéologue. Une des meilleures histoires
de la pensée économique jamais écrite.
Très
pédagogique,
cet ouvrage commence par une définition
claire de chacun des mots qui composent
son titre. |
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